Evênement

Le monde enregistre le deuxième mois de juillet le plus chaud jamais connu

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a déclaré que le mois dernier était le deuxième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré dans le monde, selon le service Copernicus sur le changement climatique.

Les températures moyennes de l’air en surface étaient supérieures de 1,47 C à la valeur de référence préindustrielle estimée, et les températures de la surface de la mer étaient les plus élevées jamais enregistrées pour le mois de juillet, a indiqué mardi l’agence des Nations unies.
La chaleur persiste en août. Bien que ce mois marque le pic de la saison des vacances en Europe et dans d’autres régions de l’hémisphère nord, certains travailleurs ne bénéficient d’aucun répit, selon Clare Nullis, porte-parole de l’OMM.
«De nombreux services météorologiques et hydrologiques nationaux, des équipes de gestion des urgences et d’intervention ainsi que des professionnels de la santé travaillent sans relâche en raison des conditions météorologiques extrêmes que nous observons», a-t-elle déclaré aux journalistes à Genève.
«Et il ne s’agit pas seulement de fortes chaleurs. Nous subissons également des pluies torrentielles et des cyclones tropicaux», a-t-elle ajouté. L’Europe occidentale a connu sa période juin-juillet la plus chaude jamais enregistrée et certains pays, dont la Suisse et la France, sont maintenant confrontés à leur quatrième vague de chaleur de l’été.
La chaleur ne se limite pas à l’Europe, puisque le Japon et la République de Corée ont enregistré des températures exceptionnelles et record la semaine dernière, tout comme d’autres régions d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine.
John Kennedy, responsable de l’information climatique à l’OMM, a déclaré que la faiblesse des précipitations et la chaleur avaient contribué à «la sécheresse, à la baisse du niveau des cours d’eau et à l’augmentation du risque d’incendies de forêt», notamment à la faiblesse des débits des principaux fleuves européens tels que la Seine, le Rhin et le Danube.
L’activité des feux de forêt s’est également intensifiée. Mme Nullis a indiqué que «le mois dernier a été marqué par une activité exceptionnelle des feux de forêt en Europe occidentale», tant en termes de superficie brûlée que d’émissions.
En Amérique du Nord, des incendies font rage dans certaines régions de l’ouest des Etats-Unis, tandis que le Canada comptait 591 incendies actifs lundi, dont 43 classés comme hors de contrôle.
Mais comme l’a indiqué Mme Nullis, «il n’y a pas que la chaleur qui pose problème», car de fortes pluies de mousson et des inondations affectent certaines régions d’Afrique de l’Ouest.
L’OMM publie chaque semaine un bulletin hydrométéorologique mondial destiné aux organisations humanitaires. La dernière édition met en garde contre de fortes pluies, des risques d’inondations soudaines et de glissements de terrain cette semaine dans le nord-est et l’ouest de l’Inde, l’est du Pakistan, le Népal, le Bangladesh, le Bhoutan, le Myanmar et certaines régions d’Asie du Sud-Est.
La Chine a également procédé à des évacuations massives avant l’arrivée du typhon Dolphin le week-end dernier – le 13e de la saison – malgré de nombreux avertissements récents concernant des risques d’inondations dangereuses.
Avec l’installation d’El Nino dans le Pacifique, l’OMM prévoit une nouvelle hausse des températures mondiales, le pic mondial suivant généralement le pic d’El Nino qui survient habituellement entre novembre et janvier.

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