
Sous la présidence de l’Algérie : le CPS de l’UA examine les développements de la situation politique, sécuritaire et humanitaire au Soudan du Sud
Cette réunion, tenue mercredi, a été l’occasion d’évaluer la situation actuelle à la lumière des exposés exhaustifs présentés par le Commissaire de l’UA aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, l’ambassadeur Bankole Adeoye, le Haut Représentant de l’UA pour la Corne de l’Afrique et la mer Rouge, M. Jakaya Mrisho Kikwete (ancien président de la République-Unie de Tanzanie), et le président de la Mission d’évaluation des besoins préélectoraux au Soudan du Sud, M. Geoffrey Onyeama (ancien ministre des Affaires étrangères de la République fédérale du Nigeria).
L’ambassadrice et Représentante permanente de l’Afrique du Sud auprès de l’UA, en sa qualité de présidente du Comité des cinq (C5), a également présenté l’ensemble des efforts déployés aux niveaux continental et régional en soutien au processus de paix et de transition démocratique dans le pays.
Dans le même contexte, l’ambassadeur et Représentant permanent de la République du Soudan du Sud auprès de l’UA et le Représentant de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) ont présenté leurs exposés et leurs lectures de la situation dans le pays.
Les exposés et les débats ont porté sur les graves défis auxquels est confronté le Soudan du Sud, notamment la crise humanitaire aiguë qui touche près de 10 millions de personnes et qui s’est aggravée sous l’effet de la persistance des défis sécuritaires et des conflits dans certains pays voisins.
Dans son allocution d’ouverture, l’ambassadeur Mohamed Khaled, Représentant permanent de l’Algérie auprès de l’UA et président en exercice du CPS, a souligné que cette réunion se tient à un moment charnière et décisif pour le Soudan du Sud, à seulement quatre mois des élections générales, prévues en décembre 2026.
Il a relevé que, malgré les inquiétudes suscitées par la situation sur le terrain, notamment sur les plans sécuritaire, politique et humanitaire, il convient de saluer la ferme volonté des autorités de transition et leur engagement à poursuivre le processus électoral.
Dans leurs interventions, les membres du CPS ont souligné la nécessité pour toutes les parties signataires de respecter leurs engagements en vue de la mise en œuvre de l’Accord de paix revitalisé, en tant que cadre le plus approprié pour parvenir à la stabilité.
Le CPS a, dans ce cadre, appelé à traiter les questions litigieuses dans un esprit de réconciliation nationale et de rétablissement de la confiance, tout en lançant un appel urgent aux Etats membres, à la communauté internationale et aux partenaires afin qu’ils apportent un soutien financier et logistique coordonné pour assurer la réussite du processus électoral et atténuer les effets de la crise humanitaire.
Les membres du Conseil ont, en outre, souligné que la tenue d’élections générales pour la première fois dans cet Etat membre de l’UA ne constitue pas seulement une échéance nationale historique, mais représente aussi une responsabilité collective de l’Union, partant de l’esprit de solidarité africaine.
Dans cette perspective, l’organisation continentale se doit, à travers ses différents mécanismes et partenaires, de jouer un rôle central dans l’accompagnement de ce processus, qui devrait permettre de parachever la transition, conformément aux aspirations du peuple sud-soudanais et à sa volonté de voir s’instaurer une paix durable.



