EDITO
La solidarité algérienne
La solidarité algérienne
L’Algérie traverse ces derniers jours une épreuve difficile, comme elle en a connu par le passé. Les incendies qui ont ravagé des centaines d’hectares de couvert végétal, ont également provoqué d’immenses douleurs dans les âmes d’Algériens, aujourd’hui en grande détresse. Les sinistrés de Jijel n’avaient pas besoin de crier leur désarroi. Comme un seul homme, leurs frères des quatre coins du pays se sont lancés à leur secours. Cette mobilisation, qui peut paraître exceptionnelle ailleurs, mais qui est naturelle dans notre pays, est une réponse organisée qui s’inscrit dans une logique d’action publique et citoyenne.
On observe, dans toutes les régions du pays, des convois de solidarité qui se dirigent vers les zones sinistrées, porteurs de biens matériels, de denrées alimentaires, de vêtements et de produits essentiels. Cette chaîne de solidarité, qui s’orchestre à partir des wilayas elles-mêmes et s’étend par-delà les frontières administratives, témoigne d’un esprit de communauté profondément ancré. Les citoyens, les associations nationales comme locales, les réseaux informels et les structures publiques se coordonnent pour répondre à l’urgence; et ce qui est inédit, c’est que cette coordination ne se contente pas d’un instant de crise. Elle propose une écriture pratique de la solidarité. Une collecte qui transforme le besoin immédiat en actions mesurables, une distribution qui vise à atteindre les familles sinistrées sans délai et sans détour. Les moyens humains et matériels mobilisés aujourd’hui sont parmi les principales ressources intégrées à une architecture résiliente, renforcement des capacités locales, mécanismes de coopération inter-wilayas, coordination avec les acteurs non étatiques, et une amélioration continue des dispositifs d’aide d’urgence. La rapidité de l’action, certes essentielle, ne sera pleinement efficiente que si elle s’inscrit dans une logique d’anticipation et de continuité.
Cette dynamique collective nourrit la confiance entre la société et son État. L’action publique et les institutions s’en trouvent renforcée par un apport citoyen conséquent qui, non seulement, allège son fardeau, mais prouve que l’Etat-même est une excroissance de la société. Pour cela, il est indispensable d’accompagner cette vague de solidarité d’une démarche clairvoyante qui met l’Algérien dans son propre rôle d’acteur central de la dynamique solidaire de son pays. La société algérienne a, encore une fois, fait preuve d’un élan national de solidarité, dont peu de peuple peuvent s’en prévaloir.
On observe, dans toutes les régions du pays, des convois de solidarité qui se dirigent vers les zones sinistrées, porteurs de biens matériels, de denrées alimentaires, de vêtements et de produits essentiels. Cette chaîne de solidarité, qui s’orchestre à partir des wilayas elles-mêmes et s’étend par-delà les frontières administratives, témoigne d’un esprit de communauté profondément ancré. Les citoyens, les associations nationales comme locales, les réseaux informels et les structures publiques se coordonnent pour répondre à l’urgence; et ce qui est inédit, c’est que cette coordination ne se contente pas d’un instant de crise. Elle propose une écriture pratique de la solidarité. Une collecte qui transforme le besoin immédiat en actions mesurables, une distribution qui vise à atteindre les familles sinistrées sans délai et sans détour. Les moyens humains et matériels mobilisés aujourd’hui sont parmi les principales ressources intégrées à une architecture résiliente, renforcement des capacités locales, mécanismes de coopération inter-wilayas, coordination avec les acteurs non étatiques, et une amélioration continue des dispositifs d’aide d’urgence. La rapidité de l’action, certes essentielle, ne sera pleinement efficiente que si elle s’inscrit dans une logique d’anticipation et de continuité.
Cette dynamique collective nourrit la confiance entre la société et son État. L’action publique et les institutions s’en trouvent renforcée par un apport citoyen conséquent qui, non seulement, allège son fardeau, mais prouve que l’Etat-même est une excroissance de la société. Pour cela, il est indispensable d’accompagner cette vague de solidarité d’une démarche clairvoyante qui met l’Algérien dans son propre rôle d’acteur central de la dynamique solidaire de son pays. La société algérienne a, encore une fois, fait preuve d’un élan national de solidarité, dont peu de peuple peuvent s’en prévaloir.
— Par Nabil.G