
Cisjordanie : la Palestine saisit l’ONU face à l’intensification des agressions sionistes
La Palestine saisit l’ONU face à l’intensification des agressions sionistes
Dans ce contexte, le représentant permanent de l’Etat de Palestine auprès de l’ONU, Riyad Mansour, a adressé des lettres au secrétaire général des Nations unies, à la présidence grecque du Conseil de sécurité et à la présidente de l’Assemblée générale, afin d’alerter sur la dégradation de la situation dans les territoires palestiniens occupés, y compris El Qods-Est, a rapporté mardi l’agence de presse palestinienne Wafa.
Selon ces lettres, les autorités sionistes ont imposé, depuis vendredi dernier, un siège militaire renforcé et un bouclage total du gouvernorat d’El Khalil, affectant près d’un demi-million de Palestiniens. Les mesures dénoncées comprennent des déplacements forcés, la démolition de logements et d’infrastructures, des arrestations massives, des mauvais traitements ainsi que la confiscation de fonds et de biens, dénonçant par la même occasion la fermeture de la mosquée Ibrahimi.
Riyad Mansour a indiqué que 488 familles, soit environ 3.171 Palestiniens, avaient été contraintes de quitter leur domicile dans les zones assiégées, notamment dans les quartiers de Deir Bahha et d’Al-Jalda, précisant que la majorité des personnes déplacées sont des femmes, des enfants, des personnes âgées et des malades. Il a également fait état de la destruction d’environ 500 logements et d’une vaste campagne d’arrestations à El Khalil et dans ses environs.
Le même responsable a par ailleurs dénoncé la poursuite des attaques meurtrières, l’intensification des mesures coloniales et la recrudescence des violences commises par des colons dans l’ensemble du territoire palestinien occupé. Il a notamment accusé les autorités sionistes d’exploiter les souffrances des Palestiniens dans le contexte de la campagne électorale en cours, soulignant que ces actes se poursuivaient dans un climat d’impunité totale, dans le but de déraciner le peuple palestinien de sa terre.
Le représentant palestinien a estimé que les actes dénoncés constituaient de graves violations du droit international humanitaire, notamment l’interdiction des sanctions collectives, le pillage et les transferts forcés de population, évoquant, en outre, le non-respect des résolutions des Nations unies et de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice en 2024.
Face à cette situation, Riyad Mansour a appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, à prendre des mesures concrètes et décisives, notamment par l’imposition d’un embargo sur les livraisons d’armes et de sanctions, afin de mettre fin à l’escalade, aux bouclages et aux déplacements forcés.
Il a enfin plaidé pour que les responsables des violations dénoncées soient amenés à rendre des comptes et pour que des mesures efficaces soient prises afin de protéger les civils palestiniens, leurs droits et leurs lieux saints.



