
Oran — Évacuées de bâtiments menacés d’effondrement : 36 familles relogées
36 familles relogées
L’opération, menée par les autorités de la wilaya d’Oran en coordination avec les services de sécurité et les structures municipales, vise en priorité à mettre les habitants à l’abri des risques liés à l’état fortement dégradé de leurs anciennes habitations. Le transfert concerne des ménages qui résidaient dans plusieurs immeubles identifiés comme présentant un danger pour leurs occupants et inscrits dans la « catégorie rouge ».
Ces bâtiments, fragilisés par leur vétusté, font partie des points noirs suivis dans le cadre du programme de traitement de l’habitat précaire et des constructions menaçant ruine. Les familles ont été orientées vers des logements neufs et décents implantés au niveau du site des 200 logements de Sidi El Bachir. Cette opération de relogement doit permettre aux bénéficiaires de quitter des habitations devenues incompatibles avec les exigences minimales de sécurité et de confort.
Le dispositif a notamment concerné des immeubles situés au 25, rue de la Mosquée Al Aqsa, à l’angle de la rue Nouar Khedidja, ainsi qu’au 24, rue Haouas Louafi, relevant de la délégation communale de Sidi El Bachir. Sont également concernés le 20, rue de Tlemcen, dans le secteur de la délégation communale d’En-Nasr, le 5, rue Saâma Lakhdar, relevant de la délégation de l’Emir, et le 3, rue Farah El Hadj, dans le périmètre de la délégation communale d’El Mokrani.
Cette intervention s’inscrit dans une démarche plus large de résorption progressive des situations d’habitat précaire à Oran. Elle répond aux orientations du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire visant à accélérer le traitement des logements présentant des risques structurels et à améliorer les conditions de vie des populations concernées. Au-delà du simple transfert résidentiel, l’opération constitue ainsi une mesure préventive destinée à réduire l’exposition des familles aux accidents pouvant découler de l’effondrement ou de la dégradation avancée des structures. Elle s’ajoute aux différentes actions engagées dans la wilaya pour traiter les immeubles menaçant ruine et réorganiser progressivement le tissu urbain ancien. Le relogement des 36 familles marque, dans ce contexte, une nouvelle étape dans la prise en charge des bâtiments classés à haut risque, avec comme priorité affichée la protection des personnes et l’amélioration durable du cadre de vie.
Mohamed Aissaoui



