Oran — Vieux bâti : 3 200 immeubles sous diagnostic
3 200 immeubles sous diagnostic
Le wali, Brahim Ouchène, a en ce sens donné le coup d’envoi d’une vaste opération de diagnostic des immeubles présentant des risques d’effondrement. Pilotée par la direction de l’urbanisme, de l’architecture et de la construction, cette intervention concernera les 18 délégations communales de la ville et portera sur quelque 3 200 constructions. Sa réalisation est prévue sur une période de 34 mois. L’objectif est d’établir un état précis du patrimoine immobilier fragilisé, afin de définir les interventions nécessaires, d’assainir le parc de logements et de valoriser les assiettes foncières du centre urbain. Cette démarche vise également à préserver le patrimoine architectural qui caractérise la capitale de l’Ouest. Parallèlement, plusieurs opérations ont été lancées ou réceptionnées à travers différentes communes, dans le cadre des célébrations du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre. Dans le secteur des loisirs, le wali a lancé les travaux de réaménagement du jardin méditerranéen, situé sur le front de mer. Le projet prévoit des espaces de détente pour les familles, des terrains de sport, une piste de roller, un mur d’escalade, un parking ainsi que la rénovation et la réalisation de fontaines. Le délai fixé pour son achèvement est de huit mois. La mobilité urbaine figure également parmi les préoccupations prises en charge, avec l’inauguration d’un parking à étages baptisé au nom du moudjahid Mahboubi Cheikh, à Bir El Djir. D’une capacité de 368 véhicules, l’infrastructure dispose aussi d’emplacements réservés aux autobus, aux camions et aux personnes à mobilité réduite. Elle doit contribuer à réduire les difficultés de stationnement sur cet axe particulièrement fréquenté. En matière de scolarisation, plusieurs établissements ont été réceptionnés, notamment à Benfreha et à Hassi Mefsoukh. Des écoles primaires et des collèges ont été baptisés aux noms de moudjahidine, afin de renforcer les capacités d’accueil et de réduire la pression sur les structures existantes. Au quartier Yasmine, le wali a également posé la première pierre d’un nouveau collège, dont la livraison est prévue dans 14 mois.
Le programme comprend aussi des équipements destinés à améliorer les conditions de formation professionnelle. L’Institut technologique de la pêche maritime et de l’aquaculture a ainsi bénéficié d’une opération de réhabilitation, accompagnée de la réalisation d’un terrain de sport et de la mise en service de simulateurs de navigation maritime. D’autres projets concernent directement les services essentiels. À Hassi Mefsoukh, un réservoir d’eau d’une capacité de 2 000 mètres cubes a été inauguré pour consolider l’approvisionnement en eau potable de la commune et de ses zones d’habitation. À Aïn El Bia, une salle de soins a également ouvert ses portes dans la localité d’El Ayayda, permettant aux habitants d’accéder à des prestations sanitaires de proximité sans devoir parcourir de longues distances. Enfin, une antenne biométrique a été mise en service dans la délégation communale de Yasmine. Elle assurera le traitement des demandes de cartes nationales d’identité et de passeports biométriques. L’ensemble de ces réalisations s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les équipements publics des citoyens, tout en accompagnant la transformation urbaine de la wilaya.
Yacine Redjami



