
Traitement des déchets nucléaires de la France coloniale en Algérie : une deuxième opération d’assainissement lancée à In Ekker
Une deuxième opération d’assainissement lancée à In Ekker
Le lancement de cette nouvelle intervention coïncide avec la commémoration du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution de libération nationale du 1er Novembre 1954. Elle s’inscrit dans le cadre du programme national visant à traiter les conséquences des essais nucléaires réalisés par la France dans le Sahara algérien et à préparer la réhabilitation des zones concernées. Selon le communiqué du MDN, l’opération est menée en coordination avec l’Agence nationale de réhabilitation des anciens sites d’essais et d’explosions nucléaires français dans le Sud algérien. Les travaux doivent être réalisés conformément aux normes nationales et internationales en vigueur, notamment en matière de sécurité et de gestion des déchets radioactifs.
Dans son communiqué, le ministère de la Défense nationale souligne les difficultés liées à la prise en charge des conséquences des essais nucléaires français, en particulier en raison de l’absence de documents et de cartographies détaillées concernant les zones où des déchets radioactifs ont été enfouis. Le communiqué du MDN déplore, à ce titre, le refus de la partie française d’assumer ses responsabilités pénales et de fournir les informations nécessaires à la localisation des sites d’enfouissement. Cette situation constitue, selon la même source, un obstacle persistant au développement des régions concernées, notamment In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, et Reggane, dans la wilaya d’Adrar. Face à ces difficultés, les compétences algériennes entendent poursuivre leurs efforts en vue d’assurer l’assainissement des sites contaminés et de permettre, à terme, leur réhabilitation. L’objectif affiché est de prendre en charge les déchets nucléaires hérités de la période coloniale et de réduire les risques liés à leur présence dans le sud du pays.
Le ministère de la Défense nationale présente cette deuxième opération d’assainissement comme un défi technique, nécessitant la mobilisation de moyens humains et matériels importants ainsi que l’intervention de compétences spécialisées. « Cette opération compliquée, à laquelle l’Etat algérien a mobilisé l’ensemble des moyens matériels et humains, constitue un véritable défi pour les compétences nationales, qui veilleront à la réussite de cette mission, et ce, dans le strict respect des conditions de sécurité, des protocoles et des normes internationales, relatifs à l’identification des zones radioactives, la collecte des déchets nucléaires ainsi que leur stockage dans des conteneurs en béton destinés à cet effet« , lit-on dans le même communiqué.
Les travaux portent notamment sur l’identification des zones radioactives, la collecte des déchets nucléaires et leur conditionnement dans des conteneurs en béton spécialement conçus à cet effet. Ces différentes étapes doivent être exécutées dans le strict respect des protocoles de sécurité et des normes internationales applicables à la gestion des matières radioactives. À travers cette opération, l’Algérie entend renforcer ses capacités nationales en matière de traitement des conséquences environnementales des essais nucléaires français et poursuivre le processus de réhabilitation des anciens sites concernés.
Mohand S



