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A mi-chemin de la rentrée…

A mi-chemin de la rentrée…

La rentrée sociale se profile à l’horizon. Les Algériens ont vécu un été singulier. Il fut marqué par une canicule exceptionnellement longue, émaillé de drame, à l’image de l’incendie de l’orphelinat et les accidents de bus qui ont emporté des dizaines de vies humaines. Il eu également de beaux moments à la plage, dans les montagnes et ailleurs dans des sites fabuleux qui respiraient le bien être et le repos. Après un été quelque peu contrasté où faut-il le relever, le pays a observé un deuil de trois jours, les familles se préparent à affronter un quotidien saturé d’embouteillages, de stress et peut-être d’un automne tout aussi caniculaire que d’habitude, en raison du dérèglement climatique.
Cependant, il faut aussi constater que l’ensemble de la société, toutes classes confondues, semble sortir d’un été plutôt reposant, faut-il en convenir, grâce à la présence permanente des services de sécurité. Cette observation mérite une remarque centrale. La stratégie de lutte contre les gangs de quartier s’est avérée particulièrement efficace.
Sur le plan humain, l’été a mis en relief des solidarités discrètes mais déterminantes. Les associations qui se dévouent, les bénévoles qui tendent la main et les voisins qui se parlent. Le vrai capital social se mesure dans ces gestes simples, dans ces conversations qui réparent les fractures et réaffirment que la vie publique est un jardin à cultiver ensemble.
Sur le plan économique, l’été a rappelé que la stabilité est un capital immatériel aussi précieux que le pétrole ou le gaz. Le sentiment d’un horizon mieux tracé dépendra de la qualité de cette rentrée sociale. Il y a d’abord le renforcement des réseaux de transport, modernisation des infrastructures, simplification des démarches administratives pour les jeunes créateurs et les porteurs de projets innovants. Tout cela est dans le package du gouvernement.
Il faut savoir également que cette rentrée 2026/2027 sera aussi politique en raison de la proximité des élections locales. Un sérieux gage pour renouveler les institutions qui se trouvent être au plus près des préoccupations quotidiennes des citoyens. Le prochain rendez-vous électoral passe ainsi pour un important test qui bouclera la rentrée sociale.
Tout cela pour dire que la rentrée doit être un moment de clarté, celle qui affirme que sécurité et liberté ne s’opposent pas mais s’entretiennent, que la prospérité ne se résume pas à la croissance mesurée en chiffres, mais se lit dans les sourires retrouvés des familles et dans la confiance ravivée des jeunes. Si l’Etat et les citoyens s’accordent sur ce socle commun, l’automne, avec ses défis climatiques, politiques et sociaux, peut devenir une saison de réconciliation entre le besoin d’ordre et le désir de vivre pleinement. Le pays a vécu un été décidé, mais la suite dépendra de la capacité collective des Algériens à transformer le calme temporaire en énergie durable et généreuse.
— Par Nabil.G

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