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Afin d’éviter des pertes sèches : des rabais importants sur les produits congelés

Les commerçants spécialisés dans la vente de poissons, viandes et légumes surgelés ont enclenché, en fin de semaine, une vague de réductions exceptionnelles allant de 30 à 50 %. Une décision dictée par l’urgence, face aux coupures répétées d’électricité qui menacent directement la chaîne du froid et exposent les produits à une altération rapide.

Dans plusieurs marchés et grandes surfaces de la ville, ces rabais ont provoqué un afflux notable de consommateurs, attirés par des prix devenus particulièrement compétitifs. Des files d’attente se sont ainsi formées devant les étals, notamment dans les points de vente de poissons congelés, où les commerçants ont préféré liquider leurs stocks plutôt que de courir le risque de voir leurs marchandises se détériorer.
En toile de fond, une préoccupation majeure : la sécurité sanitaire. La multiplication des interruptions de courant fragilise le maintien des températures requises, fixées en dessous de -18°C. Au-delà de ce seuil, les produits deviennent vulnérables à une décongélation partielle, suivie parfois d’une re-congélation, une pratique strictement interdite en raison des risques pour la santé des consommateurs. D’où la nécessité, pour les clients, de redoubler de vigilance lors de l’achat, en vérifiant l’aspect et la qualité des produits proposés. Les pertes enregistrées par les commerçants s’annoncent déjà conséquentes. La fonte de la glace et la hausse des températures dans les chambres froides accélèrent la dégradation des denrées, les rendant impropres à la consommation en quelques heures. Au-delà du coût des marchandises détruites, les professionnels évoquent également des charges supplémentaires liées au stockage et à une consommation énergétique devenue inefficace.
Face à cette situation, les services de contrôle relevant de la direction du commerce ont intensifié les inspections. Leur objectif est de détecter toute mise en vente de produits ayant subi une rupture de la chaîne du froid, une infraction passible de sanctions sévères. Parallèlement, de nombreux commerçants tentent de limiter les dégâts en recourant à des groupes électrogènes ou en transférant en urgence leurs stocks vers des installations de stockage encore opérationnelles. Enfin, certains opérateurs envisagent de solliciter des indemnisations auprès de la Sonelgaz, pointant la responsabilité des perturbations du réseau électrique dans ces pertes économiques. Une démarche qui pourrait relancer le débat sur la fiabilité de l’approvisionnement énergétique et ses répercussions directes sur les activités commerciales sensibles.

Yacine Redjami

 

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