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Alger-Bamako : le Premier ministre malien évoque une convergence totale

«Malgré les divergences qui peuvent parfois surgir en diplomatie, les relations entre le Mali et l’Algérie demeurent fondées sur le dialogue, le respect mutuel et la défense des intérêts des deux Etats», a affirmé le Premier ministre malien.

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a insisté sur une unité d’objectif qui transcende les dissensions passées entre son pays et l’Algérie. Il a souligné qu’il existe une « convergence totale de vues » entre le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, notamment sur les principes de « respect de la souveraineté des Etats et de non ingérence dans les affaires intérieures », lors du Grand Oral consacré au bilan des cinq années de la Transition au Mali.
Cette perception partagée de la finalité politique et diplomatique est présentée comme le socle sur lequel doit s’appuyer la coopération bilatérale pour répondre aux enjeux de sécurité, de développement et d’intégration régionale. Cette idée de convergence a été réaffirmée avec insistance par le Premier ministre malien. M. Maïga a, en effet, réitéré l’assertion selon laquelle «une convergence totale de vues existe aujourd’hui entre le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et le Président algérien Abdelmadjid Tebboune, notamment sur les principes de respect de la souveraineté des Etats et de non ingérence dans les affaires intérieures». Cette formulation reprise dans le cadre médiatisé illustre à la fois l’esprit de dialogue et l’ambition de transparence qui animent les deux capitales face à des partenaires régionaux et internationaux attentifs à la pérennité de la période de réconciliation.
Pour autant, le Premier ministre malien a aussi reconnu que le chemin n’a pas été sans heurts. Il a évoqué l’existence de « divergences » il y a quelques mois sur certains sujets, tout en précisant que ces désaccords « sont désormais dépassées ». Cette reconnaissance des tensions passées est présentée comme une étape transitoire vers une coopération plus fluide, où les signaux récurrents de rapprochement priment sur les différends. Le récit des mois récents met en lumière une dynamique qui privilégie le recours au dialogue et à la négociation, plutôt que la confrontation, afin de construire un cadre robuste pour les futures interactions.
Il faut savoir que plusieurs responsables maliens et algériens, dont Abdoulaye Maïga, ont été formés à l’Ecole nationale d’administration (ENA) d’Alger, un élément symbolique qui confère une dimension fraternelle à la coopération.
Désormais, la volonté commune des deux pays est de bâtir « une région pacifiée, sécurisée et débarrassée du terrorisme, du néocolonialisme et de toute prétention hégémonique ». Cette aspiration partagée est présentée comme le cœur d’un nouveau contrat régional, dans lequel la sécurité collective et la prévention des crises deviennent des priorités transfrontalières. «Malgré les divergences qui peuvent parfois surgir en diplomatie, les relations entre le Mali et l’Algérie demeurent fondées sur le dialogue, le respect mutuel et la défense des intérêts des deux Etats ». Cette phrase, qui sert de fil rouge à l’ensemble de l’exposé, rappelle que le chemin de la réconciliation est aussi celui de la coopération qui attend d’être relancée. Dans ce cadre, l’engagement des deux chefs d’État et la présence des responsables aux actes de coopération deviennent les preuves tangibles d’un processus qui cherche à dépasser les épisodes douloureux pour écrire une page plus stable et plus coopérative dans l’histoire commune.

Yahia Bourit

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