EDITO
L’école, une promesse tenue
L’école, une promesse tenue
Hier matin, quelques 12 millions d’écoliers ont repris le chemin des classes. Le geste est devenu si familier qu’on en oublierait presque la portée. Chaque rentrée demande pourtant son lot d’organisation. Et pour cause, des milliers d’établissements à nettoyer, d’autres construites cette année et d’autres encore réhabilités, car endommagées par les incendies de cet été. Il y a également la mobilisation de centaines de milliers d’enseignants, dont énormément en sont à leur premières affectation. Cela tout en imprimant et distribuant des dizaines de millions de manuels. C’est dire que l’opération est complexe et pas du tout banale.
En 1962, l’Algérie sortait à peine de sept années et demie de guerre de libération nationale, exsangue, ne disposant que de quelques milliers de cadres, dont beaucoup se sont improvisés enseignants pour ne pas faire rater aux enfants leur premier jour d’école. Avec cette volonté à faire fondre les montagnes, l’Algérie indépendante a réussi sa première rentrée scolaire quelques mois à peine après la proclamation de l’indépendance. Ce fut un acte de foi autant qu’une décision politique. Avant même de reconstruire ses routes et ses usines, le pays a choisi de rouvrir ses écoles.
Ce choix fondateur ne s’est jamais démenti. La gratuité de l’enseignement, garantie du primaire jusqu’à la fin des études universitaires, a ouvert les portes du savoir aux enfants de toutes les conditions, qu’ils soient nés à Alger ou aux confins du Sud, en ville ou dans un village de montagne. Disons-le sans détour. C’est grâce à ce principe que des générations de fils de paysans, d’ouvriers et de petits fonctionnaires ont pu prétendre à un diplôme et à une place dans la société. Le bilan parle de lui-même. L’école algérienne a formé plusieurs générations de cadres. Le pays est fort de ses médecins, ses ingénieurs, ses enseignants, ses magistrats, ses officiers, ses chercheurs. Ils ont fait tourner l’administration, l’économie et les institutions du pays. Beaucoup continuent de le servir, d’autres portent son nom bien au-delà de ses frontières. Il y a là une fierté légitime.
Cette réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle tient à la constance de l’intérêt que l’État algérien accorde à l’institution éducative, tenue pour l’un des piliers de la nation, au même titre que la défense de la souveraineté ou l’unité du peuple. Les budgets, la construction d’établissements, la formation des enseignants, l’attention portée à chaque rentrée en témoignent. L’école n’est pas un secteur parmi d’autres, elle est un investissement dans l’avenir. Les défis ne manquent pas, personne ne le conteste. Il est question d’adapter les programmes, améliorer les conditions d’apprentissage, préparer les élèves aux métiers de demain. Mais ces chantiers s’ouvrent sur un socle solide, forgé en soixante-quatre ans d’efforts. L’école algérienne est née dans l’urgence, a grandi dans l’effort et reste fidèle à sa promesse, tenue depuis 1962, que chaque rentrée vient renouveler.
En 1962, l’Algérie sortait à peine de sept années et demie de guerre de libération nationale, exsangue, ne disposant que de quelques milliers de cadres, dont beaucoup se sont improvisés enseignants pour ne pas faire rater aux enfants leur premier jour d’école. Avec cette volonté à faire fondre les montagnes, l’Algérie indépendante a réussi sa première rentrée scolaire quelques mois à peine après la proclamation de l’indépendance. Ce fut un acte de foi autant qu’une décision politique. Avant même de reconstruire ses routes et ses usines, le pays a choisi de rouvrir ses écoles.
Ce choix fondateur ne s’est jamais démenti. La gratuité de l’enseignement, garantie du primaire jusqu’à la fin des études universitaires, a ouvert les portes du savoir aux enfants de toutes les conditions, qu’ils soient nés à Alger ou aux confins du Sud, en ville ou dans un village de montagne. Disons-le sans détour. C’est grâce à ce principe que des générations de fils de paysans, d’ouvriers et de petits fonctionnaires ont pu prétendre à un diplôme et à une place dans la société. Le bilan parle de lui-même. L’école algérienne a formé plusieurs générations de cadres. Le pays est fort de ses médecins, ses ingénieurs, ses enseignants, ses magistrats, ses officiers, ses chercheurs. Ils ont fait tourner l’administration, l’économie et les institutions du pays. Beaucoup continuent de le servir, d’autres portent son nom bien au-delà de ses frontières. Il y a là une fierté légitime.
Cette réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle tient à la constance de l’intérêt que l’État algérien accorde à l’institution éducative, tenue pour l’un des piliers de la nation, au même titre que la défense de la souveraineté ou l’unité du peuple. Les budgets, la construction d’établissements, la formation des enseignants, l’attention portée à chaque rentrée en témoignent. L’école n’est pas un secteur parmi d’autres, elle est un investissement dans l’avenir. Les défis ne manquent pas, personne ne le conteste. Il est question d’adapter les programmes, améliorer les conditions d’apprentissage, préparer les élèves aux métiers de demain. Mais ces chantiers s’ouvrent sur un socle solide, forgé en soixante-quatre ans d’efforts. L’école algérienne est née dans l’urgence, a grandi dans l’effort et reste fidèle à sa promesse, tenue depuis 1962, que chaque rentrée vient renouveler.
— Par Nabil.G