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Mostaganem:
Célébration de la journée nationale de la mémoire

La journée nationale de la mémoire qui coïncide avec le 8 mai, et cette année avec le 77ème anniversaire des massacres de plus de 45000 algériens, principalement à Sétif, Guelma et Kharrata, a été marquée hier à Mostaganem, à l’instar des autres régions du pays, par une exposition historique, deux conférences et par la remise d’attestations d’encouragement et de cadeaux à une vingtaine de stagiaires, filles et garçons des deux instituts de la formation et de l’enseignement professionnels et de CFPA.

C’est à la maison de la culture « Ould Abderrahmane Kaki » que la manifestation marquant l’évènement s’est déroulée sous la présidence du wali, en présence de directeur de l’exécutif, du P/APW, des membres de la commission de wilaya de sécurité du chef de daïra, du P/APC et des représentants de la famille révolutionnaire et du mouvement associatif. Ainsi, les professeurs, Fadhel Abdelkader et Belghit Mohamed ont animé des conférences sur les massacres du 8 mai 1945. Tous deux qualifient ces massacres de barbarie sanglante, s’inscrivant dans la série de génocides perpétrés depuis 1830 par la France coloniale à l’endroit du peuple algérien qui refusait sa présence. Le docteur Belghit à souligné qu’il ne peut y avoir de véritables relations entre notre pays et la France tant que celle-ci ne reconnait pas ses crimes en Algérie.
Le professeur Fadhel a rappelé la manifestation qui eut lieu le 8 mai 1945 à Mostaganem, drainant quelques mille personnes, organisée et encadrée par des cadres et militants du PPA. Les manifestants qui portaient des banderoles portant les inscriptions en arabe et en français « Libérez Messali », « A bas le colonialisme » ont marché depuis le faubourg ancestral de Tijditt jusqu’à la sous préfecture pour ensuite se disperser. Fadhel Abdelkader a avancé, selon les recherches qu’il a effectuées et des témoignages obtenus de certains moudjahidines ayant vécu les évènements, que 174 patriotes et cadres du PPA ont été arrêtés par la police.
Plusieurs d’entre eux furent condamnés à des peines de prison. Il convient de signaler que les politiques, militaires, et des colons français, caractérisés par une dépravation morale et intellectuelle, ayant perdu toute notion d’humanisme, ont commis tout au long de l’occupation (1830 – 1962) des crimes contre l’humanité à l’endroit du peuple algérien, soumis à des règles d’esclavagisme. Rappelons que le général De Gaulle, qui a dirigé la résistance contre les nazis qui avaient occupé militairement la France, a instruit par message les chefs des soldats français de tout mettre en œuvre pour affirmer la souveraineté de la France en Algérie le 8 mai 1945. Un moyen d’avaliser les massacres des Algériens.
Charef.N

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