
Elections législatives du 2 juillet : les premiers signaux d’un scrutin
La Cour constitutionnelle a organisé, jeudi à Alger, sa sixième conférence mensuelle, consacrée au thème « Les pouvoirs des autorités publiques dans le processus électoral et dans les domaines de coopération », dans le cadre des préparatifs en cours pour les élections législatives.
À quatre jours de la clôture de l’opération, 166 dossiers de candidatures ont été déposés en vue des élections législatives du 2 juillet prochain, a indiqué ce jeudi l’Autorité Nationale Indépendante des Élections (ANIE). Parmi ces dossiers, 139 sont parrainés par des partis politiques, tandis que 27 sont portés par des listes indépendantes, a précisé la même source, qui a rappelé que « la date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 18 mai 2026 à minuit ».
L’ANIE a également rapporté le retrait de 1 474 dossiers de déclaration de candidature collective répartis dans 69 wilayas à travers le pays. Parmi eux, 1 205 dossiers concernent des listes de 36 partis politiques, 268 sont portés par des listes indépendantes, et un dossier est parrainé par une alliance de plusieurs partis. Concernant la communauté nationale à l’étranger, 59 dossiers ont été retirés, dont 52 sous l’égide de 17 partis politiques et 7 pour des listes indépendantes. En outre, l’ANIE a indiqué que « plus de 1 874 000 formulaires de signature individuelle ont également été retirés ».
Ces statistiques attestent de l’engouement de partis politiques et de candidats indépendants à cette joute électorale. Il y a lieu de noter, à ce propos, que le rendez-vous électoral du 2 juillet prochain est pris très au sérieux par les autorités publiques au plus haut niveau de l’Etat. Ainsi, donnant suite à la réunion présidée par le président de la République consacrée aux législatives, l’exécutif a agit sur deux niveau. Il eut d’abord la décision de financer les campagnes électorales de jeunes candidats indépendants à hauteur de 300.000 DA. Ensuite, la réunion présidée par le ministre de l’Intérieur consacrée au suivi de « l’état d’avancement de l’installation des 11 nouvelles wilayas » et aux préparatifs logistiques pour l’organisation des échéances électorales à leur niveau, selon un communiqué du ministère. M. Sayoud a souligné « la nécessité de mobiliser et de mettre à disposition tous les moyens au profit des coordinateurs de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) », tout en insistant sur « une coordination rigoureuse entre les différents intervenants, afin de garantir une préparation optimale pour la réussite de ce rendez-vous électoral ».
Le ministre a salué « les efforts consentis par les walis et par les équipes techniques », en appelant à « poursuivre le travail au même rythme, à intensifier les efforts sur le terrain et à finaliser l’ensemble des dispositions dans les délais impartis » afin de « garantir le bon fonctionnement des services publics et rapprocher l’administration du citoyen », selon le communiqué.
En plus de cette initiative du ministère de l’Intérieur, la Cour constitutionnelle a organisé, jeudi à Alger, sa sixième conférence mensuelle, consacrée au thème « Les pouvoirs des autorités publiques dans le processus électoral et dans les domaines de coopération », dans le cadre des préparatifs en cours pour les élections législatives prévues le 2 juillet prochain.
Présidée par Mme Leïla Aslaoui, la présidente de la Cour, cette conférence s’est tenue en présence des membres de la Cour, de représentants de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), du ministères de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ainsi que de la Justice, de l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) et de l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel (ANPDP). Étudiants de l’Ecole supérieure de la magistrature (ESM), de l’Ecole nationale d’administration (ENA), de l’ENSSP et de la Faculté de droit de l’Université d’Alger 1 ont également assisté à cette rencontre. Cette rencontre a également permis de renforcer « les mécanismes de complémentarité entre les différentes instances impliquées dans le processus électoral », notamment par « la définition du champ de leurs compétences et prérogatives », ainsi que par l’étude « des voies et moyens de concrétiser cette complémentarité fonctionnelle ».
Nadera Belkacemi



