Couverture médiatique des prochaines élections locales : Bouslimani met l’accent sur l’impartialité et la transparence
Le ministre, qui intervenait à cette journée intitulée « Médias et élections locales 2026 : vers une couverture professionnelle, responsable et transparente », a souligné l’engagement des médias nationaux pour assurer une couverture médiatique professionnelle et impartiale du prochain scrutin. Le ministre a indiqué que les médias nationaux étaient pleinement engagés à soutenir et à accompagner les efforts de l’État à l’occasion des prochaines élections locales, à travers une couverture professionnelle, impartiale, transparente et responsable du processus électoral. M. Bouslimani a mis en avant le rôle des médias nationaux dans l’accompagnement des différentes échéances et événements que connaît le pays.
Dans son allocution, le membre du Gouvernement a souligné que les médias nationaux « ont toujours fait preuve d’un engagement professionnel et d’un sens national dans le soutien et l’accompagnement des efforts de l’État », rappelant leur présence active dans la couverture des différents événements nationaux, notamment les rendez-vous électoraux. Selon le ministre, cette contribution ne doit pas se limiter à la simple couverture des différentes étapes du scrutin, mais doit également participer à l’information du citoyen et à la compréhension des enjeux liés au processus électoral. M. Bouslimani a insisté sur l’importance d’un traitement médiatique professionnel de l’ensemble des étapes du processus électoral. Il a estimé que « l’importance d’un accompagnement médiatique professionnel de toutes les étapes du processus électoral dépasse aujourd’hui le seul cadre de la pratique professionnelle pour atteindre le niveau d’un devoir national ». Cette nécessité intervient, selon lui, dans un contexte marqué par l’apparition de « guerres électroniques ciblées et systématiques », visant notamment à provoquer des dissensions et à détourner les jeunes de l’adhésion nationale.
Dans ce contexte, le ministre a estimé que les médias étaient appelés à jouer un rôle important dans la diffusion d’une information fiable et vérifiée, notamment face à la circulation de contenus trompeurs et de fausses informations susceptibles d’influencer la perception des citoyens.Il a ainsi relevé que les médias nationaux « sont conscients de l’ampleur de leur responsabilité » et de leur contribution à plusieurs enjeux majeurs, parmi lesquels l’élévation du niveau de sensibilisation des citoyens, le renforcement de la relation de confiance entre le citoyen et l’administration, ainsi que la mise en valeur des réalisations enregistrées dans différents domaines. Le ministre a également cité le rôle des médias dans le renforcement de la place de l’Algérie dans son environnement régional et international.
Abordant le thème de la journée d’étude, M. Bouslimani a indiqué que celui-ci « reflète des axes majeurs du programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune ». Il a notamment évoqué la garantie du droit du citoyen à exprimer librement son choix démocratique afin d’élire ses représentants au sein des institutions nationales et locales élues, ainsi que la promotion du rôle d’un média professionnel, impartial et responsable. Le ministre a également rappelé les différentes réformes engagées dans le secteur de l’information, lesquelles sont, selon lui, « en phase avec les grandes transformations ayant marqué la scène nationale depuis 2019 ». Ces réformes visent notamment à accompagner les évolutions technologiques et géopolitiques qui influent sur les pratiques démocratiques ainsi que sur les décisions souveraines des États. Dans ce cadre, M. Bouslimani a affirmé que l’État avait fait du vote « un mécanisme démocratique pour concrétiser cette orientation », en mettant notamment en avant la moralisation de la vie politique, l’éloignement de l’argent sale de tout scrutin et le renforcement de l’égalité à travers l’élargissement de la participation des femmes et des jeunes Algériens.
Le ministre de la Communication a, par ailleurs, insisté sur la place du journaliste dans le processus démocratique et électoral. Il a expliqué que « les garanties constitutionnelles renforçant la liberté du journaliste et le protégeant contre toute pression dans l’exercice de sa profession, dans le respect de la loi, sont venues confirmer le rôle central des médias dans la promotion de la démocratie ». Ce rôle, a-t-il précisé, se manifeste notamment à travers plusieurs mécanismes et pratiques, parmi lesquels figurent les élections sous leurs différentes formes. Le secteur de la Communication œuvre également à renforcer son dispositif juridique et à promouvoir la formation spécialisée des journalistes, a-t-il ajouté, mettant ainsi l’accent sur la nécessité de disposer de professionnels capables de traiter les questions électorales avec rigueur, responsabilité et respect des règles déontologiques.
À l’occasion de cette journée d’étude, le ministre a également estimé que « l’appel à assurer un accompagnement médiatique régulier et ciblé de ces efforts est dicté par la nécessité de fermer les accès aux informations trompeuses, de renforcer le front intérieur et de mettre en évidence les projets stratégiques en cours de réalisation ». Parmi les projets évoqués par M. Bouslimani figure notamment le projet de ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, présenté comme un axe logistique exceptionnel reliant l’Algérie à sa profondeur africaine et contribuant, selon lui, à consolider la souveraineté économique du pays. Pour le ministre, la couverture médiatique des grands projets nationaux doit ainsi permettre aux citoyens de disposer d’informations précises sur les réalisations et les orientations engagées dans différents secteurs. Dans le même contexte, le ministre a défini le rôle attendu des médias durant les prochaines élections locales. Ceux-ci seront, selon lui, « un trait d’union neutre entre les électeurs et leurs représentants ». Cette mission devra se traduire par la transmission d’informations avec objectivité et fiabilité, ainsi que par la présentation des programmes des candidats et de l’ensemble des détails liés au déroulement du processus électoral.
Le ministre a également considéré que les médias seraient « l’œil vigilant sur la transparence des urnes », en s’appuyant sur les règles de déontologie et d’éthique professionnelles. Cette responsabilité implique, selon cette approche, un traitement équilibré de l’information électorale et une attention particulière portée à la vérification des informations diffusées, afin de permettre aux citoyens de suivre les différentes étapes du scrutin dans un cadre professionnel et transparent. Au terme de son intervention, M. Bouslimani a affirmé que les prochaines élections locales seront « les premières du genre dans le cadre du nouveau découpage territorial ». Il a considéré ce rendez-vous électoral comme une nouvelle occasion pour les médias nationaux de démontrer leur capacité à assurer une couverture professionnelle, impartiale et responsable.
Le secteur de la Communication entend ainsi accompagner les différentes étapes des élections locales 2026, tout en mettant l’accent sur l’information des citoyens, la présentation des programmes des candidats et le respect des principes de déontologie et d’éthique journalistiques. Cette journée d’étude s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur le rôle des médias dans l’accompagnement des processus électoraux et dans la consolidation de l’information destinée aux citoyens.
Mohand S



