D’une guerre à une autre
Selon plusieurs sources d’informations reprises par les médias du monde entier, un accord est sur le point d’être signé entre les États-Unis et l’Iran. Un accord qui devrait mettre fin à une guerre déclenchée le 28 février dernier. Même si on est loin de savoir avec précision les termes exacts de ce deal, beaucoup estiment que les Iraniens auraient imposé des points en leur faveur et seraient les gagnants de ce dernier développement.
Samedi soir, Donald Trump parlait déjà d’un accord avec l’Iran qui « se rapproche grandement à « 50-50 » entre bon accord ou reprise de la guerre Il n’a pas manqué aussi, comme à son habitude, de menacer les Iraniens et de les faire « exploser jusqu’à la fin des temps » si jamais les négociations échoueraient.
Cette fois, du moins selon plusieurs médias, le président américain a consulté longuement les dirigeants du Golfe, pour discuter de cet accord. Et bizarrement il n’a fait qu’informer le chef du gouvernement sioniste, Benjamin Netanyahou, de l’approche d’une signature d’accord avec l’Iran. Ce qui pourrait indiquer que cette fois il ne veut pas se laisser berner par son allié qui l’a entraîné dans un conflit qui a fini par lui échapper, malgré toutes ses sorties médiatiques tonitruantes où il voulait donner l’impression du contraire.
Si cet accord arrive à se concrétiser, il reste donc à Trump de savoir le vendre comme une victoire. Un exercice difficile au vu de la tournure des événements. Il pourrait toujours dire qu’il a réussi à imposer aux Iraniens de rouvrir le détroit d’Ormuz, mais quid du programme nucléaire iranien, de la récupération des fameux 440 kilogrammes de l’uranium enrichi, de l’affaiblissement du régime en place? Rien pour le moment n’indique qu’il ait obtenu un quelconque avantage sur ces points.
Mais on le sait depuis un certain temps déjà, le président américain voulait à tout prix et au plus vite sortir de ce guêpier où il s’est retrouvé entraîné par le criminel Netanyahou, mais aussi par son ego démesuré. Et si on se réfère aux indiscrétions des médias, une trêve de 60 jours serait sur la table. 60 jours que pourrait mettre à profit le président américain pour soigner un peu plus sa sortie.
Et peut-être même pour ouvrir un autre front de guerre contre Cuba cette fois-ci, où il pense avoir toutes les chances de réussir son coup et faire oublier ses déboires en Iran. Une probabilité qui ne cesse de prendre forme et qui semble avoir l’adhésion d’un grand nombre des membres de son administration.
Par Abdelmadjid Blidi