
France : deuxième grande manifestation contre la vie chère, violentes charges policières
Deuxième grande manifestation contre la vie chère, violentes charges policières
Près «de 800.000 personnes mobilisées» ont défilé ou se sont rassemblées à travers le pays, dont «250.000 à Paris» malgré «les interdictions de manifester partout en France», a annoncé la Confédération générale des travailleurs (CGT). Le ministère français de l’Intérieur parle, quant à lui, de 410.000 manifestants à travers le territoire français dont 110.000 dans capitale.
Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont été signalés dans plusieurs villes. A Paris, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lyon et Marseille, la police a violement chargé les participants aux marches pour leur interdire d’accéder à certains périmètres ou de tenir des rassemblements. Dans quelques villes, c’était la manifestation elle-même qui faisait l’objet d’interdiction de la part de la préfecture. La presse française fait état de blessés lors d’affrontements avec la police qui a également procédé à des interpellations, notamment dans la capitale. «Plus de 3.000 contrôles» ont été effectués et 65 personnes interpellées, a précisé la préfecture de police.
Le 17 octobre dernier, des manifestations ont été organisées dans différentes villes françaises dans le cadre de ce qui a été convenu d’appeler «la mobilisation nationale contre la vie chère». Entre 550.000 personnes, selon le ministère français de l’Intérieur, et 800.000 personnes, selon les organisateurs ont participé à ces manifestations qui rassemblaient des lycéens, à l’origine d’une série d’actions de protestations depuis la mi-septembre, des étudiants, des salariés et des sympathisants du mouvement des «Gilets jaunes».
Lors de cette première grande mobilisation, la police a eu recours aux canons à eau et au gaz lacrymogène contre les manifestants.
Par ailleurs, des syndicats français ont décidé d’organiser une grève nationale le 5 novembre prochain pour exprimer leur mécontentement face à la cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat. Cette grève verra la participation de travailleurs représentant différents secteurs d’activité à travers le territoire français.
Plusieurs syndicats ont rencontré, mercredi dernier, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour discuter des revendications des manifestants, mais cette rencontre n’a pas abouti à des décisions concrètes.



