La haine et le racisme pour tout argument
La fachosphère française n’a pas fini de s’en prendre aux immigrés qui sont présentés, de manière sournoise, comme la cause principale de tous les maux de cette France en décadence. En première ligne de cette campagne haineuse, on trouve toujours les médias tenus par le milliardaire breton Vincent Bolloré.
CNews, le Journal du Dimanche, Europe 1 et d’autres satellites encore, commencent cette nouvelle année 2026 comme ils avaient terminé 2025, en tirant à boulets rouges sur les Maghrébins et les Africains, avec un traitement particulier pour les Algériens de France et aussi pour l’Algérie. Tout est suivi et exagéré, et même les manifestations de joie, après les victoires de l’équipe nationale dans la CAN 2025, sont grossies, amplifiées et minablement décriées et assimilées à des actes de violence qui pourtant n’existent nullement.
Tout est bon pour tirer sur l’immigration sans aucune profondeur dans les analyses, ni arguments dans des débats, où tous les invités du plateau et l’animateur, ou l’animatrice, sont d’accord et partagent les mêmes idées nauséabondes. Un même discours, un même refrain, où les idées de l’extrême droite font l’unanimité.
Des invités qui sont souvent présentés comme des avocats, essayistes et journalistes, sans jamais dire où et pour quels canards ils travaillent. Comme lors de ce premier débat de ce premier jour de 2026, où le plateau semble regretter qu’il n’y ait pas eu de violences dans les fêtes du réveillon. Et de diriger les débats vers le fait que cela ne doit pas empêcher de continuer à harceler les immigrés et les fils d’immigrés. Et à cette invitée, présentée comme journaliste essayiste, comme à chaque fois, qui fait des raccourcis racistes en avançant que la Saint Sylvestre est une tradition chrétienne que les “autres n’aiment pas, car c’est notre civilisation”. Une journaliste essayiste, Gabrielle Cluzel, qui n’est autre que la rédactrice en chef du site d’extrême droite Boulevard Voltaire.
Sur cette chaîne, c’est la porte ouverte à tous les racismes et les propos xénophobes, comme ce fut le cas avec une ancienne ministre qui a stigmatisé les Algériens déclarant «je prends l’exemple de l’Algérie, vous avez des millions d’Algériens qui présentent des risques majeurs, qui peuvent sortir un couteau dans le métro, dans une gare, dans la rue, n’importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule, eh bien non, c’est excessif de les garder six ou sept mois le temps qu’ils fichent le camp puisqu’ils n’ont rien à faire chez nous et qu’en plus ils nous menacent.» Des déclarations qui relèvent pourtant, selon les spécialistes, de l’article 24 de la loi française du 29 juillet 1881, qui sanctionne la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur nationalité.
Mais celà ne semble pas inquiéter plus que cela ces médias racistes qui continuent de manière systématique leur attaque contre “l’autre et l’étranger”, dans une France soumise aux nostalgiques de l’Algérie française et des racistes de tout bord. Une France qui plonge chaque jour davantage dans les méandres de la peste brune menée par des loups gris qui sèment haine et racisme en toute impunité.
Par Abdelmadjid Blidi