
L’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique en Algérie, Elizabeth Moore Aubin : les relations algéro-américaines sont «fortes, croissantes et fondées sur le respect et l’amitié»
L’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique en Algérie, Mme Elizabeth Moore Aubin, a salué, mardi, les relations unissant les deux pays, affirmant qu’«elles sont fortes, croissantes et fondées sur le respect et l’amitié».
Dans une déclaration à la presse à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à qui elle a rendu une visite d’adieu au terme de sa mission en Algérie, Mme Moore Aubin a souligné la profondeur des relations «fortes, croissantes et fondées sur des valeurs et des objectifs communs, ainsi que sur le respect et l’amitié» entre les deux pays.
Se disant convaincue que les Etats-Unis d’Amérique et l’Algérie sont capables de «réaliser beaucoup ensemble», la diplomate a assuré que «le grand travail accompli dans le cadre des relations solides bâties entre les deux pays se poursuivra».
Après avoir rappelé que ces relations bilatérales couvrent les domaines économiques et sécuritaires, l’ambassadrice a déclaré à ce propos: «nous œuvrons au développement de nos capacités en matière de coopération sécuritaire afin de renforcer la stabilité régionale et de lutter contre le terrorisme».
Elle a également évoqué les autres domaines de coopération bilatérale entre les deux parties, à l’instar des échanges culturels, éducatifs et agricoles, ainsi que le secteur de l’énergie.
A cette occasion, Mme Moore Aubin a dit avoir exprimé au président de la République sa gratitude pour le grand honneur qui lui a été fait en tant que représentante de son pays et pour le travail accompli avec lui et avec le Gouvernement algérien, une expérience qu’elle a qualifiée d’»édifiante et de fructueuse».
Elle est revenue aussi sur la période durant laquelle elle avait exercé en Algérie en tant que vice-cheffe de la mission américaine, affirmant que «c’est véritablement un pays exceptionnel par la richesse de sa culture et la générosité de son peuple».
La diplomate a, par ailleurs, évoqué l’histoire commune entre les Etats-Unis et l’Algérie, soulignant qu’il s’agit d’«une histoire ancienne et riche, constituant un stimulant et une base solide pour nos relations», s’arrêtant particulièrement sur l’année 1795, date de la signature par les deux pays du Traité de paix et d’amitié, aux termes duquel ils sont convenus de se traiter mutuellement «avec respect et considération».
Dans ce sillage, elle a rappelé la célébration organisée il y a quelques mois à l’occasion du 230e anniversaire de la signature de ce document, avant d’évoquer la date du 5 juillet 1962, lorsque les Etats-Unis d’Amérique figuraient parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance de l’Algérie.
L’ambassadrice est revenue également sur l’année 1981, lorsque l’Algérie a joué, a-t-elle dit, «un rôle de médiation efficace et déterminant», contribuant de façon substantielle à la libération de 52 diplomates américains pris en otage à Téhéran.
«Ce sont là quelques exemples de l’histoire commune riche et ancienne qui nous unit, et nous continuerons d’œuvrer de concert pour rendre nos deux pays plus sûrs, plus forts et plus prospères», a-t-elle conclu.
L’audience s’est déroulée en présence du directeur de Cabinet à la Présidence de la République, M. Boualem Boualem, et du conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires diplomatiques, M. Amar Abba.



