L’Université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO) : une dynamique exceptionnelle dans le domaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat
L’Université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO) connaît, durant l’année universitaire en cours, une dynamique exceptionnelle dans le domaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat.
Une évolution qualifiée d’inédite par ses responsables, qui y voient le reflet d’une transformation profonde du rôle de l’université algérienne, désormais pleinement engagée dans l’économie de la connaissance et la promotion de la culture entrepreneuriale chez les étudiants.
Selon les chiffres communiqués par le responsable de l’incubateur universitaire, près de 740 projets entrepreneuriaux sont actuellement accompagnés au sein de la structure. Ces projets, portés par des étudiants et jeunes diplômés, couvrent un large éventail de spécialités scientifiques et technologiques, notamment la mécanique, la physique, les sciences médicales, la chimie, ainsi que d’autres domaines à forte dimension appliquée. Cette diversité témoigne d’une prise de conscience croissante de l’importance de transformer les idées de recherche en initiatives économiques concrètes, capables de répondre aux besoins du marché. Pour les responsables universitaires, cette progression qualitative et quantitative traduit l’émergence d’un véritable esprit entrepreneurial au sein du campus. L’université ne se limite plus à la transmission du savoir académique, mais joue désormais un rôle central dans l’accompagnement des étudiants tout au long de leur parcours de création de projets. Cet appui ne se cantonne pas au volet pédagogique : il s’étend à l’encadrement scientifique, technique, administratif et juridique, ainsi qu’à la mise en relation avec les acteurs de l’écosystème économique national.
L’établissement est ainsi devenu un espace privilégié de maturation des idées innovantes et un incubateur de projets prometteurs à même de générer de la valeur ajoutée et de contribuer à la diversification de l’économie nationale. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie globale visant à faire de l’université un levier de développement et un acteur à part entière de la dynamique économique. Les résultats enregistrés cette année s’inscrivent dans la continuité des performances réalisées au cours des exercices précédents. Au total, près de 500 projets de start-up ont été déposés, soumis à des processus rigoureux d’évaluation et de sélection. Parmi eux, 140 projets ont été retenus pour leur potentiel de commercialisation, avant de se transformer en modèles viables susceptibles de développement industriel et d’enregistrement commercial.
Dans ce cadre, 20 entreprises ont déjà obtenu le label officiel de « projet innovant », tandis que cinq projets ont décroché la marque « Label », attestant de la qualité, de la maturité et de la crédibilité des idées proposées. La réussite de plusieurs projets lors de compétitions universitaires, notamment dans le cadre du programme «Photo Market», est également mise en avant. Ce mécanisme de soutien constitue l’un des outils les plus efficaces d’appui à l’innovation étudiante, en offrant un financement dédié au développement des prototypes et à leur transformation en produits commercialisables. Il contribue ainsi à réduire l’écart entre la recherche académique et l’application industrielle, tout en renforçant les chances de succès des jeunes entreprises sur le marché.
Par ailleurs, l’université a enregistré 20 brevets d’invention sur la période récente, un indicateur révélateur de l’intensité des efforts déployés dans le domaine de la recherche appliquée. Ces brevets constituent une base solide pour la valorisation des résultats scientifiques et leur conversion en produits et services à forte valeur économique, capables de renforcer la compétitivité et de générer de la richesse. Les responsables soulignent toutefois que la transformation d’un projet universitaire en réussite économique durable repose sur une synergie étroite entre l’université, les étudiants et les pouvoirs publics. Le soutien de l’État, à travers la mise en place d’un cadre juridique adapté, de mécanismes de financement et d’infrastructures technologiques, demeure un facteur déterminant.
Dans ce contexte, l’innovation universitaire apparaît aujourd’hui comme un pilier stratégique du développement durable, de la construction d’une économie fondée sur le savoir et de la valorisation des compétences jeunes. Les responsables appellent ainsi à renforcer l’intégration entre l’université et son environnement socio-économique, estimant que l’investissement dans les talents universitaires dépasse le cadre éducatif pour devenir un choix stratégique de long terme pour l’avenir du pays.
Nassim.H

