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Lutte contre la consommation de la drogue : le ministère de la Jeunesse descend dans l’arène

La construction d’une génération consciente, responsable et immunisée contre les risques liés à la drogue doit devenir une priorité nationale, pour assurer la sécurité, la santé et l’avenir de notre société.

Le ministère de la Jeunesse a annoncé, jeudi, le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation contre la drogue et les substances psychotropes, en pleine période du mois sacré de Ramadhan. Placée sous le slogan «Ramadhan est mon opportunité… j’y gagne ma santé», cette initiative s’inscrit dans une démarche stratégique visant à lutter efficacement contre ce fléau. En effet, la lutte contre la drogue nécessite un travail en profondeur, non seulement pour sensibiliser, mais aussi pour prévenir et accompagner les jeunes dans leur intégration sociale et leur développement personnel.
Cette campagne s’inscrit dans le cadre de «la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue et les substances psychotropes», une démarche qui mobilise tous les secteurs de l’Etat dans le but de protéger la jeunesse. Il y a lieu de rappeler que la consommation de drogues et de substances psychotropes représente une menace grave pour la santé, la sécurité et l’avenir des jeunes, et qu’il faut agir sans délai pour enrayer cette progression destructrice. La stratégie nationale met en avant «le renforcement des efforts de l’État visant à protéger la jeunesse et à la prémunir contre les différents comportements à risque», soulignant ainsi l’urgence d’un travail multidimensionnel.
Il est question dans cette campagne de privilégier la prévention, l’accompagnement, la sensibilisation, et la prise en charge plutôt que l’exclusion. Selon le ministère, cette méthode a pour but «d’ancrer la culture de la conscience et le sens des responsabilités chez les jeunes», tout en leur offrant «de nouvelles perspectives d’intégration et de participation active dans la société». Il est impératif de souligner que la lutte contre la drogue ne peut se limiter à des actions ponctuelles ou répressives. Elle doit impérativement s’inscrire dans une démarche éducative et sociale en profondeur, afin de changer durablement les comportements et les perceptions des jeunes.
Dans cette optique, la campagne prévoit l’organisation de rencontres ouvertes dans les places publiques à travers plusieurs wilayas du pays, après la rupture du jeûne. Ces rencontres, encadrées par des enseignants et des spécialistes, offriront aux jeunes un espace de dialogue direct avec les autorités locales, pour discuter des dangers liés à la drogue et des moyens de prévention. Ces échanges sont essentiels pour renforcer la conscience collective et faire prendre conscience de l’ampleur du problème. La participation active des jeunes dans ces initiatives constitue un levier majeur pour faire évoluer les mentalités et encourager une attitude responsable.
Le contenu de cette campagne repose sur plusieurs axes fondamentaux, représentés par les aspects sanitaires, psychologiques, sociaux, religieux, ainsi que le volet juridique, visant à faire connaître les dispositions de la nouvelle loi qui prône la lutte contre le fléau de la drogue. Ce dernier reflète «la volonté de l’État de lutter contre ce fléau dans un cadre légal, clair et rigoureux». La mise en œuvre de telles lois témoigne de l’engagement ferme pour éradiquer le problème, mais leur efficacité dépend fortement d’une sensibilisation en profondeur, de programmes éducatifs solides, et de mesures concrètes à long terme.
Il est important de rappeler que la lutte contre la drogue ne doit pas se limiter à des actions ponctuelles. Elle requiert une mobilisation continue, une collaboration entre tous les acteurs sociaux, éducatifs, religieux et juridiques, ainsi qu’un travail de fond pour changer durablement les mentalités. Le ministère a réaffirmé «son engagement permanent à accompagner les jeunes et à être à l’écoute de leurs préoccupations». La période de Ramadhan doit être saisie comme une opportunité exceptionnelle pour initier ce changement en profondeur.
Enfin, la lutte contre la drogue est une priorité absolue qui exige une approche globale et cohérente. Il ne suffit pas de sensibiliser, il faut agir en profondeur, en renforçant la prévention, en améliorant la prise en charge, et en consolidant un cadre juridique strict. Le ministère invite les jeunes à saisir ce mois sacré pour en faire «un véritable point de départ vers un changement positif». La construction d’une génération consciente, responsable et immunisée contre les risques liés à la drogue doit devenir une priorité nationale, pour assurer la sécurité, la santé et l’avenir de notre société.

Nadera Belkacemi

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