Oran Aujourd'hui

Lutte contre les retards de livraison des projets du secteur de l’éducation

La semaine dernière le wali d’Oran a effectué une visite d’inspection de plusieurs chantiers relevant du secteur de l’éducation, lancés à travers plusieurs communes de la wilaya et gérés par la Direction des équipements publics. Une visite, précisent les services de la wilaya, qui s’inscrit dans une démarche visant à garantir la réception des nouvelles structures éducatives dans les délais requis afin de garantir aux élèves «les meilleures conditions de scolarisation». Un objectif clamé chaque année avant chaque rentrée scolaire, mais qui reste souvent ici et là compromis par des retards et des dysfonctionnements en matière de programmation et de respect des délais d’achèvement des projets.
Au quartier Er-Riad, dans la commune de Bir El Djir, le wali a visité un projet de réalisation d’un lycée de 1.000 places pédagogiques, et il a constaté que le taux d’avancement des travaux avait à peine atteint 35%. Le wali a donné des instructions fermes pour accélérer la cadence du chantier afin de permettre la réception du lycée au plus tard au mois de juillet.
Ces directives et d’instructions fermes sont très souvent adressées par les wali en poste aux gestionnaires et entreprises concernés, sans pour autant parvenir à éradiquer, sinon à réduire, les déficits en infrastructures d’éducation constatés à chaque rentrée scolaire dans certaines communes et zones urbaines de la grande ville.
Lors de cette tournée d’inspection des chantiers d’infrastructures scolaires, le wali d’Oran s’est rendu successivement à Hassi Bounif, Ben Freha, Hassiane Toual, Aïn El Bia ou encore à Hassi Mefsoukh. A chaque étape, le premier responsable local n’a pas véritablement trouvé grande matière à satisfaction soulignant à chaque fois la nécessité d’accélérer la cadence des travaux afin de respecter les délais de livraison et les normes de qualité requises. Plusieurs projets en cours, de groupes scolaires, collèges et autres établissements visités ont fait l’objet de la part du wali de remarques et de critiques objectives en matière de configuration devant assurer un environnement moderne, agréable, ensoleillé et sécurisé permettant de répondre aux attentes des élèves et du corps enseignant.
Mais c’est surtout les grands risques de retards de livraison des infrastructures scolaires qui sont prioritairement dénoncés, tant il est vrai qu’ils contribuent à aggraver les déficits et à pénaliser lourdement la crédibilité de la carte scolaire revue et corrigée chaque année. On sait que le grand problème de la surcharge des classes persiste ici et là à travers les communes et les quartiers.
Des élèves en surplus dans les établissements de certaines communes sont parfois transférés vers des groupes scolaires bien éloignés de leur domicile. Et cela en attendant l’achèvement et la livraison du nouveau projet en cours. La réalisation de nouveaux établissements, la rénovation et modernisation d’infrastructures existantes sont, il est vrai, inscrites au cœur des préoccupations des autorités locales. Mais trop d’aléas et de contraintes exogènes, liées aux lourdeurs des procédures de lancement, à la disponibilité d’entreprises qualifiées, ainsi qu’au respect des règles exigées par le cahier de charge, perturbent encore le programme annuel de réalisation établi pour le secteur de l’éducation.

Par S.Benali

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