
Oran — Vieux bâti : la réhabilitation au cœur d’un vaste chantier
La réhabilitation au cœur d’un vaste chantier
L’opération vise également à préserver l’identité architecturale du centre-ville, marqué par des constructions datant de la période coloniale et d’époques antérieures. Le wali Brahim Ouchène a inspecté plusieurs chantiers ouverts sur l’un des principaux axes du centre-ville. Au 45, rue Larbi Ben Mhidi, les travaux de réhabilitation affichent un taux d’avancement de 80 %. L’immeuble n°11 de la même artère fait, lui aussi, l’objet d’une intervention qui devrait être achevée prochainement. Les opérations ne se limitent pas à un simple ravalement. Elles portent notamment sur les parties communes, les escaliers, les toitures ainsi que les balcons et les façades. Ces dernières ont déjà bénéficié de travaux de réparation et de mise en peinture, donnant aux bâtiments concernés une apparence renouvelée tout en conservant leurs principales caractéristiques architecturales. Cette dynamique intervient après la levée du gel qui avait affecté le programme de réhabilitation du vieux parc immobilier. Les services de la wilaya ont ainsi relancé une opération d’envergure portant sur 145 immeubles situés au centre d’Oran. Parmi eux, 137 bâtiments considérés comme prioritaires relèvent de la Direction du logement et de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Les interventions se concentrent particulièrement sur les grandes artères historiques, notamment les rues Larbi Ben Mhidi et Mohamed Khemisti, ainsi que l’avenue Maâta Mohamed El Habib. L’objectif est de traiter progressivement les dégradations qui affectent les immeubles et de restaurer leur cohérence avec le paysage urbain environnant. Dans le quartier historique de Sidi El Houari, la situation de plusieurs constructions est en revanche jugée incompatible avec une simple réhabilitation.
Les diagnostics techniques réalisés par les services compétents ont identifié des bâtiments présentant un risque pour leurs occupants et pour les riverains. Face à cette situation, près de 923 familles ont été relogées dans des logements publics décents, en préparation de la démolition des structures les plus fragilisées. Cette démarche doit permettre de supprimer les risques liés aux bâtisses menaçant ruine, tout en ouvrant la voie à une nouvelle valorisation du foncier concerné. Pour les édifices pouvant être sauvés, les interventions privilégient la restauration des éléments d’origine : décors en plâtre, balcons, étanchéité des toitures et escaliers intérieurs.
Yacine Redjami



