Sortir de l’impasse
Sortir de l’impasse
La région du Moyen-Orient est sous pression maximale, mais bizarrement elle a évité jusqu’à ce jour l’implosion totale. Pourtant au début de cette guerre, le 28 février dernier et la riposte des Iraniens qui n’ont pas hésité à frapper plusieurs, sinon la totalité, des pays du Golfe, faisait craindre l’embrasement de toute la région. Une probabilité grandement alimentée par le comportement belliqueux des Israéliens qui cherchaient manifestement à mener les pays de la région vers le point de non retour avec le déploiement des forces militaires de tous les pays du Golfe.
Et pas uniquement, car des fronts ont été ouverts contre le Liban ou la Syrie pour ne citer que ces deux pays.
La stratégie du criminel Nétanyahou était des plus claires. Faire capoter tout retour en arrière, c’est-à -dire à la situation d’avant le 28 février. Mais la résilience de l’Iran d’abord, et les décisions de Trump ont freiné le scénario espéré par les Israéliens.
En effet le président américain a choisi d’ouvrir des négociations avec Téhéran et interdit à l’état sioniste de mener d’autres frappes contre l’Iran. Certes, il faut reconnaître, que les pourparlers entre Washington et Téhéran ont été pour le moins chaotiques, mais ont permis néanmoins de laisser la porte ouverte à de possibles accords de paix.
Et même si tout est resté aléatoire, et que le cessez-le-feu signé en juin dernier tout comme le cadre des pourparlers ne se sont jamais concrétisés sur le terrain et ont même fini par être abandonnés par les uns et les autres, il n’en demeure pas moins, qu’à ce stade le pire a été évité. Bien sûr que pour le moment, les signes d’une fin rapide du conflit ne sont pas visibles, mais il n’en demeure pas moins que cela pourrait se réaliser là où l’on s’en attendrait le moins. Sur la table tout reste possible.
Car malgré toutes ses déclarations guerrières, le président américain sait très bien que cette guerre il ne la gagnera pas sans engager ses forces terrestres sur le sol iranien, une option qu’il ne mettra jamais à exécution, car il sait que cela coûterait très cher humainement, et qu’il ne survivra pas politiquement si le nombre de soldats américains tués se compterait par dizaines.
Lui, dont la côte de popularité ne cesse de dégringoler à cause de cette guerre et de ses conséquences désastreuses sur l’économie américaine, veut se sortir définitivement de ce guêpier dans lequel il s’est mis. Cette guerre lui a déjà coûté beaucoup, et il devient de plus en plus urgent pour lui d’y mettre fin au plus vite avec un minimum de trophées, quitte à n’avoir que la réouverture du détroit d’Ormuz. Ce serait déjà pour lui une victoire dont il se contenterait largement. Mais pour cela, il faut que les Iraniens jouent le jeu, ce qui jusqu’ici, ils ne semblent pas disposés à faire.