EDITO

Un monde de mal en pis

La guerre au Moyen-Orient, au-delà de sa violence et du nombre impressionnant d’armes qui y sont utilisées, est aussi et, peut-être même plus, une guerre de communication et de communiqués. C’est propagande contre propagande où chaque partie met en avant ses succès sur le terrain, et où les leaders multiplient les sorties triomphalistes. Chacun prétendant que l’ennemi a été vaincu.
Et pourtant sur le terrain, la guerre continue dans le sourd fracas des bombes, des missiles et des drones qui ont transformé cette région du monde en un gigantesque brasier, que personne ne semble avoir l’intention d’éteindre. Et au milieu de ces explosions de bombes , il y’a cet énigme des 450 kilogrammes d’uranium, mais aussi cette interrogation sur l’avenir de l’énergie mondiale.
Si pour le premier dossier une multitude de scénarios sont souvent montés dans les différents plateaux des télévisions internationales, parfois abusivement hollywoodiens, le dossier de l’énergie aussi bien concernant le pétrole que le gaz devient un grand sujet d’inquiétude pour l’avenir de toute l’industrie mondiale. Et quoi qu’il en advienne de l’issue de cette guerre, le monde de demain en subira les conséquences pour de très longues années.
Nous sommes, il faut le dire, face à une guerre qui diffère, en plusieurs points, de ce que nous avons connu jusque là, et qui d’une certaine manière, nous bascule définitivement sur ce nouveau millénaire. Une guerre qui, à bien des égards, redessinera les trajectoires à venir de notre monde.
Ensuite nous sommes devant une guerre totalement imprévisible. Imprévisible de part les dégâts qu’elle occasionnera, imprévisible de par l’issue sur laquelle elle va déboucher. Des interrogations dues en premier lieu au fait que les objectifs de cette guerre ne sont pas totalement connus et identifiés. Et les deux parties qui ont déclenché cette guerre, à savoir les États-Unis et Israël, ne sont pas si en accord que cela. D’ailleurs l’entité sioniste veut aller au bout de sa logique en s’attaquant et au pouvoir iranien et à toutes les installations pétrolieres et gazieres du pays, y compris, et c’est là un développement très dangereux, les sites nucléaires comme cela a été le cas avec le bombardement de la centrale de Natanz. Une attaque à laquelle l’Iran a répondu en ciblant la centrale nucléaire israélienne de Dimona.
Cette guerre est loin d’être finie. Et le pire c’est est de voir d’autres pays la rejoindre avec tout ce que cela peut entraîner comme destruction et malheur pour le monde entier.

Par Abdelmadjid Blidi

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