EDITO

Une voix authentiquement indépendante et souveraine

Dans son allocution devant la 78e Assemblée générale de l’Onu, le discours du président de la République a mis en évidence la vision de l’Algérie pour un monde meilleur, plus juste et plus humain que la mondialisation sauvage qui a cours depuis 1945. Même si entre temps, l’Afrique s’est presque entièrement décolonisée, il reste encore des pans entiers de la domination occidentale sur le continent noir. C’est dire que la mondialisation s’est retournée contre les efforts des peuples pour se libérer et recréer un néocolonialisme qui étouffe les Africains et les empêche de se développer. Mais malgré tout, l’initiative est permise et l’Algérie est une preuve vivante de la possibilité de se libérer entièrement. Le discours de son président à l’Onu atteste de cet état de fait et invite la communauté internationale à parachever la marche historique vers une humanité prospère et pacifique. Cela passe a souligné le chef de l’Etat par trois actions impératives que sont la libération de la Palestine et du Sahara occidentale et la réforme profonde de l’Onu. Le propos est clair et le message consiste à faire converger les énergies de peuples pour obliger la mondialisation à se réformer de l’intérieur.
La voix de l’Algérie est écoutée parce que le pays et son peuple imposent le respect. C’est ce pays qui a acquis son indépendance totale après une guerre héroïque, a construit sa démocratie en faisant face à un terrorisme barbare et a réformé sa République par la puissance de son pacifisme qui après des dizaines de marches à travers tout le pays a marqué un point final d’une étape de son histoire pour s’engager dans la suivante. C’est donc cela l’Algérie et le sens qu’il faut donner au discours de son président devant l’Assemblée générale de l’Onu.
Il n’y a donc aucun hasard lorsqu’on constate que les cinq pays du Conseil de sécurité de l’Onu sont tous d’accord sur le fait que l’Etat et le peuple algériens sont mûrs et qu’il n’est pas besoin de leur faire la leçon sur quelque sujet que ce soit. Ces puissances mondiales se disputent des territoires et des influences par pays interposés, à l’image de ce qui arrive en Ukraine, au Moyen Orient ou encore en Afrique, mais évitent d’associer l’Algérie dans leurs combines, en raison justement de son indépendance et son non alignement. Les pays membres permanent du Conseil de sécurité admettent du poids géostratégique de l’Algérie.
Le respect dont jouit notre pays contredit des postures d’ingérences que se permettent ces puissances envers des nations et des peuples qui sont dans l’obligation de rendre compte au maîtres du moment. C’est le cas de l’Europe vis à vis des USA et de quelques République vis à vis de la Russie, de la France ou de la Chine. Cela pour dire qu’en intégrant le Conseil de sécurité à partir de janvier prochain, l’Algérie apporte une voix authentiquement indépendante et souveraine aux débats de l’heure.

Par Nabil.G

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