EDITO

Un secteur en pleine mue

Personne ne peut nier ou contester le fait que l’économie algérienne avance à pas de géants ces dernières années. Dans tous les domaines, l’économie nationale connaît un niveau de développement jamais égalé auparavant. Les objectifs en ce sens sont clairement identifiés, et le pays aspire à intégrer les économies émergentes dans un très proche avenir.
Et si l’industrie, longtemps mise en veilleuse, donne de sérieux signes de renaissance, l’agriculture n’est pas en reste et affiche des chiffres de production au plus haut, même si le secteur reste toujours sous la prise d’une bureaucratie encore tenace.
Un état de fait qui a été mis en évidence par le président de la République, lors du dernier Conseil des ministres, où le Président Tebboune, tout en appelant et en insistant sur l’importance du travail de terrain, a joint le gouvernement sur la nécessité d’en finir immédiatement avec la bureaucratie dans ce secteur stratégique. Une bureaucratie qui reste un frein réel handicapant la pleine croissance du secteur et où elle semble, pour reprendre les termes du chef de l’État, profondément enracinée.
Un diagnostic sans complaisance, établi par la première autorité du pays, qui pousse ainsi à la nécessaire mobilisation des responsables pour se pencher sérieusement sur ce phénomène. Et comme première instruction, il été décidé l’installation de coopératives agricoles relevant du groupe AGRODIV, qui auront pour tâche immédiate la prise en charge de la location de différents engins agricoles dédiés aux labours, à la moisson et aux diverses prestations agricoles, et ce, dans les wilayas en fonction des superficies cultivées. Des coopératives qui doivent être mises au service des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national avec pour objectif d’augmenter le rendement de la production agricole. Et pour concrétiser cette nouvelle orientation, le président de la République a chargé le Premier ministre de superviser l’élaboration, de toute urgence, d’une loi encadrant et organisant ces coopératives.
Ainsi et après les résultats plus que probants enregistrés dans plusieurs secteurs à l’image de l’industrie pharmaceutique ou l’industrie minière et autres, il s’agit aujourd’hui de mettre l’agriculture au centre des priorités pour moderniser ce secteur avec le recours à de nouvelles méthodes de management basées sur l’introduction des technologies modernes, mais aussi de se débarrasser d’une gestion bureaucratique qui ne doit plus exister.

Par Abdelmadjid Blidi

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