Valorisation des compétences nationales établies à l’étranger : l’Algérie mise sur l’expertise de sa diaspora scientifique
L’Algérie a franchi, hier, une nouvelle étape dans sa stratégie de valorisation des compétences nationales établies à l’étranger avec le lancement officiel du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger.
La rencontre constitutive de cette nouvelle instance consultative s’est tenue au pôle scientifique et technologique Abdelhafid-Ihaddadene de Sidi Abdallah (Alger), sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari.
À cette occasion, le ministre a accueilli plusieurs éminents chercheurs et scientifiques algériens résidant à l’étranger, venus prendre part aux travaux de cette réunion fondatrice, marquant ainsi la mise en place d’un cadre institutionnel destiné à renforcer les liens entre les compétences de la diaspora et les institutions nationales. Les travaux de cette réunion constitutive ont officiellement débuté hier matin au sein du pôle scientifique et technologique Abdelhafid-Ihaddadene, où se sont réunis les membres fondateurs du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale établie à l’étranger. Cette nouvelle instance, placée sous l’autorité de la présidence de la République, rassemble 31 chercheurs et scientifiques algériens de renommée internationale exerçant dans plusieurs pays.
Parmi les personnalités scientifiques qui composent ce conseil figurent notamment les professeurs Elias Zerhouni et Belkacem Haba, deux figures reconnues de la recherche scientifique mondiale. Le Pr Zerhouni est l’initiateur, rappelons-le, du projet AHSCEN (Algerian Health Sciences Collaborative Education Network), consacré à la création d’un réseau algérien dédié à l’enseignement électronique dans le domaine des sciences de la santé. Ce projet ambitionne de renforcer la coopération universitaire et médicale grâce aux nouvelles technologies et à l’expertise des compétences algériennes établies à l’étranger.
Lors de son allocution d’ouverture, le ministre Kamel Baddari a souligné que la création de ce Conseil supérieur s’inscrit dans le cadre des engagements du président de la République visant à associer davantage les compétences algériennes établies à l’étranger aux grands chantiers de développement du pays. Il a indiqué que cette démarche repose notamment sur le transfert des connaissances, l’innovation, l’expertise scientifique et l’accompagnement des projets nationaux dans différents domaines stratégiques.
Selon le ministre, cette nouvelle structure constitue un espace de concertation et de réflexion destiné à favoriser une coopération permanente entre les chercheurs de la diaspora, les universités algériennes, les établissements d’enseignement supérieur ainsi que les centres de recherche nationaux. L’objectif est de créer des passerelles durables permettant de développer des projets communs, de renforcer les capacités scientifiques du pays et de soutenir son développement technologique, économique et industriel.
Le Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger aura ainsi pour mission de promouvoir les échanges scientifiques, d’encourager les partenariats internationaux, de faciliter le partage des expériences et des savoir-faire, ainsi que de contribuer à la modernisation du système national de recherche et d’innovation.
À travers l’installation de ce Conseil supérieur, l’Algérie réaffirme sa volonté de mobiliser son importante communauté scientifique à travers le monde et de faire de cette ressource humaine hautement qualifiée un levier essentiel pour accompagner les politiques nationales de développement, de recherche, d’innovation et de transfert technologique.
Mohand S