Vers une nouvelle géopolitique mondiale
Les Etats Unis de Trump veulent casser les reins de l’Amérique du sud, vassaliser l’Europe occidental et ses satellites japonais et sud-coréens, jusqu’à la caricature, et forcer la Chine et la Russie à demeurer derrière leurs frontières et se contenter de leurs influences régionales. L’Afrique est certainement dans les plan du président US, mais dans sa tête, le continent noir sera le dessert de sa cuisine géopolitique mondiale. Les Etats-Unis en sont actuellement à une phase intermédiaire de cette offensive où, pêle-mêle, on y voit le Venezuela, le Groenland et l’Iran. Trois points ostensiblement chauffés par Trump qui, en montrant ses muscles trace ses frontières comme le ferait un prédateur, prêt à bondir sur ses nombreuses proies. Force est de constater, en effet, que le président américain a mis plusieurs fers au feu, peut-être trop disent certains observateurs. Il en a tellement mis d’ailleurs, qu’un de ses alliés naturels, le Canada s’en est allé chercher le partenariat… en Chine. Premier couac d’une stratégie voué finalement à l’échec. Est-ce donc la première faille dans le mur occidental ? d’autres nations de ce bloc suivront l’exemple d’Ottawa ?
Les réponses à ces questionnements seront en fonction de la riposte de Trump. Il n’est pas dit qu’il lance des représailles contre son voisin du nord, mais il pourra agir à l’autre bout de la planète pour donner l’exemple. L’Iran, cette prochaine cible difficile et incertaine à atteindre, passe pour un coup risqué, mais très largement bénéficiaire à la puissance US. Avec l’aide de l’entité sioniste, certains autres régimes arabes et les milliers de dollars dont dispose les alliés directs de Trump, une main basse sur tous les détroits de l’opulence actuelle est on ne peut plus réalisable.
Au-delà de ces enjeux immédiats, la dynamique géopolitique actuelle pose la question de l’avenir des alliances traditionnelles, de la stabilité mondiale et de la capacité des autres puissances à faire face à cette offensive unilatérale.
La multiplication des fronts ouverts par Trump risque de fragiliser la position des États-Unis eux-mêmes, tout en alimentant un cycle de tensions susceptibles de dégénérer. La diplomatie, la résilience des nations et leur capacité à s’unir face à cette stratégie de domination seront déterminantes pour l’équilibre mondial dans les années à venir.
En somme, la politique de l’administration Trump, à la fois agressive et imprévisible, est en passe de redessiner la carte géopolitique mondiale. La question demeure : jusqu’où cette stratégie pourrait-elle aller, et quelles seront les conséquences pour la paix et la stabilité internationales ? Seule l’évolution des réactions des autres grandes puissances, leur capacité à résister ou à contre-attaquer, pourra donner une réponse à cette nouvelle donne mondiale.
Par Nabil.G