EDITO

Un monde incertain

Les nations, tout comme les personnes, sont elles aussi confrontées à une lutte permanente. Au troisième millénaire, aucun pays ne peut prétendre être à l’abri des conséquences du changement climatique, de la crise économique mondiale ou des troubles sociaux qui en découlent. La mondialisation, qui a permis de démocratiser l’accès aux nouvelles technologies, à l’exemple des ordinateurs, des téléphones portables, des réseaux sociaux et même de l’intelligence artificielle, a également créé un environnement où les Etats doivent faire face à des défis nouveaux et souvent imprévus. Elle a permis à un mégalomane de faire vaciller la stabilité du monde. Un personnage qui se propose de casser les codes, de remettre en cause le concept de souveraineté des peuples…bref de retourner à l’ère des films western américains. La conséquence d’une élection dans l’un des coins de la planète a provoqué un volcan de troubles économiques, des faillites en cascade, des pertes d’emplois et des troubles sociaux à l’échelle planétaire. Le propos n’est pas de dire que cet individu a trouvé un monde parfait qu’il s’emploie à détruire. Non. Le monde est précaire, avec ses millions de sous-alimentés, ses bombes sionistes qui détruisent tout sur leur passage, ses prédations au quotidien de tout un continent peuplé par plus de 1,5 milliard d’êtres humains.
L’Algérie, comme toutes les autres nations, évolue dans cette dynamique mondialisée et incertaine. Son économie et sa société sont intrinsèquement liées à ce qui se passe ailleurs dans le monde entier. Même si ces dernières années, les efforts fournis au plan économique forcent l’admiration du FMI et de la Banque mondiale, beaucoup de choses sont encore à réaliser, à l’image d’ailleurs de l’ensemble des nations. Le monde est pris d’une inquiétante fièvre qui inverse la morale et ôte tout moyen de défense aux peuples. La lutte pour le développement, pour la stabilité et la justice sociale devient une sorte d’objet rare que ces pays puissants du moment veulent détruire. C’est la raison pour laquelle une vigilance accrue est plus que nécessaire. Les pays qui savent faire preuve de capacité d’adaptation, sans renier leurs sociétés, doivent absolument avoir une vision à long terme pour prévenir les crises et assurer un avenir plus serein pour tous.
En somme, la vie moderne, avec ses avancées et ses défis, nous impose une lutte permanente, en ce sens que ce qui est obtenu à force de lutte peut à tout moment être arraché par un gang au col blanc «élu» à des dizaines de milliers de kilomètres. Individuellement comme collectivement, il faut constamment faire face à l’incertitude, à l’instabilité, tout en cherchant à préserver un équilibre fragile.
C’est cette lutte incessante, cette vigilance constante, qui définit notre époque et notre condition, notamment pour les pays de l’hémisphère sud.

Par Nabil.G

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