Bruits de bottes
La région du Moyen-Orient est-elle à la veille d’un embrasement général? Les mouvements de l’armada américaine qui converge vers le Golfe persique n’augure rien de bon. Manifestement, il se prépare une attaque de grande envergure dont la cible principale est l’Iran. Le président américain ne cache pas, depuis un certain temps déjà, son intention d’utiliser la force pour changer les choses dans ce pays, qui a connu des semaines agitées où certaines villes, y compris la capitale iranienne, ont connu des manifestations qui ont duré dans le temps.
Mais il ne faut pas être dupe et croire que Trump se place en sauveur des Iraniens. Sa logique guerrière répond à des intérêts bien autres. Briser le régime actuel en Iran va dans l’intérêt des Américains, bien sûr, mais surtout dans celui de leur premier allié dans la région, à savoir l’entité sioniste.
Pour ces deux alliés, il s’agit en fait de redessiner totalement la carte de cette région du monde, de manière à consacrer définitivement la suprématie du criminel Netanyahou et ses pulsions de domination.
Ceci sans parler aussi de cette intention cachée d’enterrer définitivement la cause palestinienne, en donnant ce statut inacceptable à la nouvelle Ghaza que veut mettre en oeuvre Trump, mais aussi de faire de la Cisjordanie occupée et de tous les autres territoires de la Palestine, un prolongement d’Israël qui aura ainsi la main mise sur tout les territoires palestiniens. L’objectif final de cette scabreuse stratégie est de mettre, ou du moins tenter de mettre, définitivement fin à toute possibilité de création de l’État palestinien, qui pourtant répond en tout point à ce qu’exigent le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais l’entité sioniste comme les Etats Unis de Trump n’ont jamais accordé aucun égard au droit international. Le génocide en cours à Ghaza et qui dure depuis plus de deux ans maintenant en est la preuve irréfutable. Et ce qui s’est passé au Venezuela en ce début d’année en est une autre.
Trump qui menace l’Iran de ce qu’il a qualifié de “frappe majeure”, laisse la main libre à son ami Netanyahou pour déstabiliser et pour mener différentes opérations de déstabilisation dans la région. Ainsi la Syrie, qui a changé de régime avec la chute de Bachar el-Assad, ne s’en sort toujours pas et reste à portée de fusil d’Israël qui multiplie les agressions et les bombardements contre ce pays, en invoquant à chaque fois des prétextes aussi farfelus les uns que les autres. Un harcèlement permanent exercé sur Damas tout comme sur le Liban, où jamais, l’entité sioniste n’a respecté le cessez-le-feu qui pourtant était censé arrêter ces agressions.
La guerre qui se prépare contre l’Iran et qui paraît, à ce stade de développement de la situation, inévitable ne fera que compliquer encore plus les choses et ne pourra en aucun cas apporter une quelconque amélioration sécuritaire dans cette région déjà grandement fragilisée. Rien, absolument rien, ne va dans le sens de la paix. Et les deux alliés, américain et sionistes, sont bien décidés à mettre le Proche et Moyen-Orient à feu et à sang.
Par Abdelmadjid Blidi