EDITO

La technologie, l’avenir de la nation

L’installation effective, depuis avant-hier, de la marque italienne Fiat en Algérie et l’enthousiasme clairement affiché par l’ensemble des intervenants avant, pendant et après la cérémonie de signature avec l’Agence de promotion des investissements, illustre le caractère engagé et engageant d’une volonté mutuelle de donner corps à l’industrie mécanique en Algérie. En effet, responsables algériens et italiens n’ont pas manqué d’évoquer, avec une assurance non dissimulée, la question du transfert de technologie. L’usine Fiat est un premier grand pas qui appelle au développement d’investissements communs entre l’Algérie et l’Italie dans les tous prochains mois. Il y a, à ce propos, des indices probants qui attestent d’un réel intérêt dans de nombreux secteurs. Dans l’énergie fossile et les énergies renouvelables d’abord. Mais pas seulement, puisqu’on souligne aux quatre coins du pays, des initiatives qui permettent de penser à un intérêt sérieux que portent désormais les italiens à l’économie nationale. Et pour cause, le jour même de la signature pour l’implantation de Fiat en Algérie, des hommes d’affaires algériens et italiens ont discuté à Blida d’opportunités d’affaires dans le textile, l’agro-industrie et beaucoup d’autres filières.

Les Italiens sont à l’offensive dans le partenariat avec l’Algérie, mais ils ne sont pas les seuls. Des opérateurs économiques de tous les horizons s’intéressent à l’investissement en Algérie. Cela pour dire que quoi qu’en disent certains détracteurs, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, le pays est en passe de réussir une phase d’une extrême importance pour son épanouissement économique futur. La situation géopolitique du moment sert l’ambition algérienne de s’imposer dans la région, comme un leader économique de premier plan en Afrique du nord. Pour cela, elle doit drainer des investissements productifs, avec à la clé un transfert de technologie et de savoir-faire émanant de pays qui ont très largement fait la preuve de leurs compétences et leur expertise dans le domaine de l’économie du savoir. Cela pour dire que l’économie nationale est en train de s’abreuver à la source. Ce n’est pas rien dans un monde où l’information stratégique vaut son pesant d’or.

Cette nouvelle phase dans les rapports de l’Algérie à l’Occident et au reste du monde doit être exploitée à bon escient par les responsables algériens pour booster l’économie nationale et la placer sur orbite de l’émergence véritable. Dans ce sens, il faut souligner que l’acte d’adhésion aux Brics est déjà une option stratégique. Cela oblige à un maximum de sérieux dans l’acte économique. Mais cette perspective ouvre à l’Algérie les portes des transferts technologiques que la situation géopolitique lui a ouvertes. Il ne faut absolument pas la laisser se refermer. Il y va de l’avenir de la nation.

Nabil.G

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