EDITO

Un pays qui ne finit pas de couler

La France se donne corps et âme à l’extrême droite qui semble maîtriser tous les leviers principaux pour imposer ses idées et ses objectifs. En politique et dans le monde des médias, la place est quasiment squattée par ce mouvement d’un autre âge qui se nourrit du racisme et de l’exclusion.

Une mainmise extrémiste qui impose le tempo dans le premier réceptacle de la démocratie à savoir le parlement où Marine le Pen et ses semblables sont devenus faiseurs de tout ,face à un exécutif qui joue sur la corde aide pour pouvoir exister, et surtout face à un président totalement hors sol et impopulaire qui n’a plus aucune influence sur la vie politique intérieure. Un président qui collectionne les erreurs et les gaffes et qui a perdu toute crédibilité devant ses citoyens. Macron n’est plus qu’un personnage secondaire dans un pays qui tourne sans lui.

L’homme qui criait sur tous les toits qu’il sera le solide rempart contre la montée de l’extrême droite a réussi l’exploit de mettre ce mouvement raciste au firmament comme jamais.

La force de l’extrême droite est telle, aujourd’hui , en France qu’elle se permet de s’attaquer à la justice et de la mettre dans la défensive. Les universités sont interdites de manifestations plurielles et de soutien aux causes justes à commencer par la cause palestinienne. Tout est fait pour discréditer et intimider la voix de l’autre. Un état de fait devenu possible grâce au basculement médiatique qui s’est mis en place, de manière sournoise, ces dernières années, jusqu’à dicter ces derniers temps la marche à suivre. Des médias extrémistes détenus en premier par le milliardaire breton Vincent Bolloré qui est plus que le relais des idées de l’extrême droite, mais pratiquement le façonneur.

Les attaques contre les immigrés, les musulmans, les Arabes et les Noirs sont les sujets qui reviennent sans cesse et de manières récurrentes sur les plateaux de CNews et sur les pages du Journal du Dimanche ou sur les ondes d’Europe 1. Une acharnement qui a fait des émules, puisque même le service public s’y est engouffré comme l’atteste le triste numéro de Complément d’enquête sur France 2. Un document à charge contre l’Algérie, et qui était truffé de mensonges, de contre-vérités et de manipulations. Une tendance qui semble se généraliser au sein de la presse de l’Hexagone et qui n’honore en rien un pays prompt, pourtant, à se placer comme terre de la liberté et des droits de l’Homme.

Un slogan qui donne creux dans une société sous influence. L’influence des enragés et des racistes qui font la pluie et le beau temps dans ce pays en pleine décadence, et qui n’a pas fini de sombrer dans sa longue descente aux enfers.

Par Abdelmadjid Blidi

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