
Ghaza : l’entité sioniste impose un «blocus total des moteurs» aggravant la crise humanitaire
Plus de deux ans après le début de l’agression sioniste génocidaire, la bande de Ghaza traverse un nouveau chapitre particulièrement éprouvant de souffrance humanitaire avec ce «blocus total des moteurs» imposé par l’occupation sioniste comme une arme silencieuse visant à paralyser ce qu’il reste de la vie quotidienne.
L’occupation sioniste empêche systématiquement l’entrée de pièces détachées automobiles, d’huiles de fonctionnement, de pneus et de carburant. Ce qui apparaissait initialement comme une crise logistique s’est transformé en une menace imminente, avec un risque d’arrêt des salles d’opération, de paralysie des services municipaux et un retour à des moyens de transport rudimentaires dans l’enclave assiégée.
La crise du «manque d’huiles, de pièces détachées et de carburant» est devenue l’un des instruments les plus complexes du blocus. Derrière les ruines des bâtiments et des villes, une infrastructure humanitaire entière est au bord de l’effondrement : des salles d’opération dépendant de générateurs vétustes jusqu’aux camions de distribution d’eau et de collecte des déchets désormais hors service.
Le directeur général de l’ingénierie et de la maintenance au ministère de la Santé de Ghaza, Mazen Al Arayeshi, indique que la crise hospitalière dépasse désormais la seule pénurie de médicaments pour affecter le cœur même du système, à savoir les générateurs électriques. Il précise que 90 générateurs ont été totalement mis hors service, tandis que les 38 restants fonctionnent «au-delà de leur capacité maximale» avec des quantités d’huile extrêmement limitées, alors que le secteur de la santé a besoin de 2.500 litres par mois pour assurer la continuité des soins. Tout arrêt de ces générateurs mettrait immédiatement en danger des centaines de patients, notamment les enfants en incubateurs et les malades dialysés, tout en compromettant la conservation des vaccins et des unités de sang en raison de l’absence de réfrigération.
De son côté, le porte-parole de la municipalité de Ghaza, Hosni Mhanna, met en garde contre une paralysie progressive des services essentiels des municipalités et des instances locales, en raison de la pénurie d’huiles et de pièces détachées. Il explique que l’absence de lubrifiants et de pièces de rechange empêche l’utilisation des engins lourds nécessaires pour ouvrir les routes, déblayer les décombres, collecter les déchets, acheminer l’eau et faire fonctionner les puits, alors que les besoins humanitaires des milliers de déplacés vivant sous tentes ne cessent de croître.
Mhanna précise que la guerre génocidaire sioniste a détruit près de 85% des véhicules municipaux, tandis que les engins restants sont menacés d’un arrêt total à tout moment en raison de la pénurie de pièces détachées, de générateurs, de pneus et d’huiles.
Ismaïl Al Thawabta, directeur du Bureau d’information gouvernemental, affirme que l’interdiction d’entrée des huiles de moteurs est une décision délibérée visant à aggraver la crise humanitaire.



