
Le Général d’Armée Chanegriha préside l’ouverture d’un séminaire sur «L’approche algérienne pour la construction de la sécurité et de la paix en Afrique»
Le Général d’Armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a présidé, lundi, au Cercle national de l’Armée à Béni-Messous (Alger), l’ouverture des travaux d’un séminaire national intitulé : «L’approche algérienne pour la construction de la sécurité et de la paix en Afrique», indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
«Monsieur le Général d’Armée Saïd Chanegriha, ministre Délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire, a présidé, ce lundi 4 mai 2026, au Cercle National de l’Armée à Béni-Messous, l’ouverture des travaux d’un séminaire national intitulé : L’approche algérienne pour la construction de la sécurité et de la paix en Afrique», précise la source.
«Ce séminaire a été rehaussé de la présence de M. le Premier ministre, accompagné du secrétaire général de la Présidence de la République, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et de conseillers de la Présidence de la République, du Général de Corps d’Armée Commandant des Forces terrestres, des Commandants de Forces et de la Garde Républicaine, du Directeur de Cabinet auprès du ministère de la Défense nationale, du Commandant de la Gendarmerie nationale, du Commandant de la 1ère Région Militaire, des Chefs de Départements, du Contrôleur général de l’Armée, des Directeurs centraux du ministère de la Défense nationale et de l’Etat-major de l’Armée nationale populaire, ainsi que de hauts fonctionnaires et d’experts».
Les travaux du séminaire ont débuté par l’allocution d’ouverture prononcée par le Général d’Armée, qui «a souhaité avant tout propos la bienvenue aux invités et aux participants».
Il a ensuite souligné que «les crises sécuritaires en Afrique ne résultent plus seulement de facteurs internes, mais sont désormais façonnées par des agendas extérieurs qui ont transformé certaines crises africaines en des arènes ouvertes pour la recomposition des équilibres des forces et d’influence», souligne le MDN.
«Les crises sécuritaires en Afrique ne résultent plus seulement de facteurs internes, mais sont désormais façonnées par des agendas extérieurs qui ont fait de certaines crises africaines des arènes ouvertes à la recomposition des rapports de force et d’influence, où se croisent des considérations de puissances, de ressources et de positions stratégiques dans un affrontement silencieux dans son apparence, profond dans ses enjeux et multidimensionnel dans ses outils», a déclaré le Général d’Armée.
Et d’ajouter : «Ce paysage se complique davantage dans les zones à haute sensibilité géopolitique, où des acteurs extérieurs instrumentalisent les conflits internes pour exploiter la fragilité structurelle des Etats et ce qu’elle induit en clivages politiques, afin de remodeler les réalités, que ce soit par la création d’entités parallèles, ou en attisant des desseins séparatistes, ou encore en conférant une légitimité au fait accompli, dépourvu de tout consensus national ou régional».
Le Général d’Armée a souligné que «la proposition de l’approche algérienne que le séminaire vise à élaborer s’inscrit pleinement dans les orientations majeures de la politique étrangère algérienne, notamment dans sa dimension africaine», note le communiqué.
«Dans ce contexte, nous cherchons, à travers ce séminaire, à définir les grandes lignes d’une proposition d’approche algérienne pour l’architecture de la paix et de la sécurité en Afrique, fondée sur des principes clairs et une vision cohérente et intégrée des relations africaines», a poursuivi le Général d’Armée, relevant que « cette démarche s’inscrit pleinement dans les orientations majeures de la politique étrangère algérienne, notamment dans sa dimension africaine, telles que soulignées par M. Abdelmadjid Tebboune, président de la République, Chef Suprême des Forces Armées, ministre de la Défense nationale, portant sur la nécessité d’établir des partenariats équilibrés, de promouvoir l’action africaine commune, de rejeter les solutions imposées de l’extérieur, de privilégier le dialogue et de respecter la souveraineté des Etats».
«Partant de cette conception globale, l’Algérie insiste constamment sur la responsabilité des Etats africains de renforcer les fondements de leur puissance nationale et de consolider leur immunité souveraine, afin de pouvoir contribuer collectivement à la construction d’un espace africain sûr et stable, fondé sur le respect mutuel, la solidarité, ainsi que des relations interétatiques mutuellement bénéfiques, loin de la logique de la dépendance ou de la subordination», a-t-il insisté.
A l’issue, le Général d’Armée a annoncé l’ouverture officielle des activités du séminaire.
Par la suite, il a été procédé à l’animation des conférences prévues, au cours desquelles cadres et professeurs ont abordé les différents défis sécuritaires auxquels le continent africain est confronté, ainsi que les contours de la proposition d’approche algérienne pour l’architecture de la paix et de la sécurité en Afrique.
«Les interventions ont été ponctuées par les débats et les contributions des professeurs et des cadres, qui ont présenté des perspectives et des idées qui ont enrichi les activités et les recommandations du séminaire», conclut le MDN.



