La presse, sa journée et les oligarques
Les professionnels des médias célèbrent aujourd’hui, la journée de la liberté de la presse. A voir l’état du métier à travers le monde, il y a de quoi s’inquiéter et plus précisément dans la partie du monde qui se distribue les meilleurs classements et laisse le reste pour le « sud global ». Reporters sans frontières qui se donne le rôle de «gardiens de la liberté», mais qu’en réalité, cette organisation est le chien de ses maîtres oligarques qui sont une poignée à contrôler tout le paysage médiatique occidentale.
Des notes, bonnes et mauvaises, en vois-tu en voilà, sont distribuées au gré des intérêts de groupuscules d’influence, très portés sur la manipulation sans vergogne. Ces types de personnes qui ne s’embarrassent d’aucune éthique et tentent de l’imposer aux professionnels, histoire de les « ligoter », pendant que les régimes très bien notés se permettent de tuer des journalistes par dizaines, sans avoir à dénoncer un mauvais classement. C’est le cas de l’horrible entité sioniste, dont les soldats ont assassiné près de 300 journalistes et se retrouve à un rang plutôt «honorable», comme RSF sait le dire avec des mots qui puent l’hypocrisie, le mensonge et l’indignité.
Comment cette organisation qui prétend défendre les journalistes n’a eu aucun mot pour les meurtres avec préméditation dont ont été victimes des confrères. Comment RSF a eu le culot d’intégrer l’entité sioniste dans son classement et lui octroyer la 111e place bien devant d’autres nations qui n’ont fermé aucun média, qu’il soit écrit ou audiovisuel, alors que cette entité sioniste tuent les journalistes sans aucune sommation. Par quelle absurdité les responsables de Reporters sans frontières ont pu croire que leurs confrères aux quatre coins du monde puissent donner le moindre crédit à un rapport vicié, malhonnête et totalement ridicule.
Au lieu de dénoncer les assassinats, les persécutions ou la censure orchestrés par ses soi-disant alliés, l’organisation semble fermer les yeux ou minimiser la gravité des événements. Une telle attitude met en lumière un double standard inquiétant, qui discrédite complètement cette prétendue défense de la liberté de la presse. Comment peut-on continuer à faire confiance à un rapport qui, à certains moments, ressemble davantage à un outil de propagande qu’à une véritable évaluation indépendante ?
Ce cynisme est d’autant plus évident lorsque l’on sait que la presse, dans beaucoup de régions du monde, notamment en occident, est la première victime des manigances orchestrées par les oligarques. La liberté de la presse devrait être un droit universel, un rempart contre la tyrannie et la corruption. Or, elle est aujourd’hui l’arme des puissants pour dompter les opinions publiques occidentales pour qu’elles acceptent les guerres et même le génocide perpétré en Palestine. La complicité de certains acteurs des médias, à l’image de RSF, contribue à cette situation insupportable.
Par Nabil.G