A la une

Préparatifs des élections législatives du 2 juillet prochain : un processus rigoureux et convainquant

L’absence de toute velléité de boycott est en soi un signe rassurant quant à l’efficacité du dispositif anti-fraude et un gage en faveur de la transparence du scrutin.

Le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane, a révélé, hier, que les préparatifs du rendez-vous électoral du 2 juillet prochain avancent dans un cadre opérationnel déterminé. Selon ses déclarations recueillies lors d’une visite à Tipasa, les actes préalables au scrutin se déroulent dans des conditions organisationnelles «rigoureuses». M. Khelfane a affirmé suivre «au quotidien et en temps réel» le déroulement des préparatifs, qui couvrent la révision exceptionnelle des listes électorales, les inscriptions, le retrait des dossiers de candidature, la collecte des signatures, ainsi que le dépôt des dossiers dont les délais avaient expiré lundi à minuit. Cette attention constante témoigne d’une vigilance accrue et d’un contrôle serré sur l’ensemble des phases du processus.
En ce qui concerne la coopération avec les acteurs du processus, M. Khelfane a précisé que les préparatifs du prochain scrutin se déroulent en coordination avec l’ensemble des intervenants, y compris les partis politiques, avec lesquels «l’ANIE est en contact et à l’écoute». Cette phrase illustre l’objectif d’un dialogue continu et d’un travail collaboratif destiné à minimiser les zones d’ombre et à renforcer la lisibilité du processus électoral pour tous les acteurs et électeurs.
Ces prochaines législatives marquent la seconde élection organisée sous la nouvelle Constitution. Elles s’inscrivent dans une continuité politique qui n’avait pas été très visible lors du premier scrutin, organisé en 2021 dans un contexte exceptionnel. En effet, ces élections législatives avaient eu lieu en 2021 alors que le pays affrontait la pandémie de la Covid-19. Une situation particulière qui avait pesé sur le calendrier et les modalités de scrutin et avait imposé des contraintes sanitaires et organisationnelles majeures. La double dimension, du cadre constitutionnel renouvelé et du calendrier marqué par la pandémie, éclaire les enjeux actuels des préparatifs et leur portée symbolique pour le système électoral.
Dans ce contexte, le Président Tebboune a tenu à rappeler la volonté du gouvernement d’éviter toute tricherie ou manœuvre susceptibles d’altérer la loyauté du processus électoral. Cette détermination s’inscrit dans une exigence de transparence et de conformité stricte aux règles, afin de renforcer la confiance des électeurs et de garantir que les résultats reflètent fidèlement la volonté populaire. Cette position de l’Etat répond à la nécessité de préserver un cadre démocratique crédible, en phase avec les mécanismes de supervision et de contrôle que prévoient les autorités compétentes.
Le souci de la crédibilité du prochain scrutin concerne également le mode de financement de la campagne électorale. On retiendra à ce propos, l’intention du gouvernement de soutenir les candidats indépendants de moins de 40 ans, à hauteur de 300 000 Da. Cette aide est destinée à favoriser l’accès des jeunes à la scène électorale, à soutenir les initiatives locales et à contribuer à un panorama plus large et plus représentatif des forces sociales et des opinions du pays. En privilégiant ce type d’accompagnement, l’État cherche à alléger les coûts de participation et à encourager les candidatures qui apportent une perspective nouvelle et une énergie renouvelée dans le paysage politique. Notons que l’absence de toute velléité de boycott est en soi un signe rassurant quant à l’efficacité du dispositif anti-fraude et un gage en faveur de la transparence du scrutin. Plus que cela, il y a lieu de souligner que les préparatifs pilotées par l’Anie mettent en évidence une organisation méticuleuse et un engagement fort en faveur d’un scrutin fiable. C’est dire donc que la volonté politique et la qualité organisationnelle sont au rendez-vous des prochaines élections législatives.

Anissa Mesdouf

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page