
MC Oran : une saison de renaissance inachevée
Le Mouloudia d’Oran a vu s’éloigner, mercredi dernier, l’espoir d’un retour sur la scène continentale. Battus par le CR Belouizdad au stade Nelson-Mandela, les Rouge et Blanc ont dit adieu à leurs ambitions de qualification pour la Coupe de la Confédération africaine de football, mettant fin à une course engagée mais insuffisante pour rivaliser jusqu’au bout avec les prétendants au podium.
Cette défaite intervient à un moment charnière de la saison, alors que les Oranais nourrissaient encore l’espoir de décrocher une place africaine après une remontée impressionnante au classement. Longtemps installés dans le ventre mou du championnat, les Hamraoua avaient réussi une progression notable, passant de la 9e à la 3e place grâce à une série de performances positives lors de la phase retour.
Mais cet effort a fini par être compromis par un calendrier défavorable et une concurrence directe plus constante. Face au CR Belouizdad, également engagé dans une lutte acharnée pour le podium et bénéficiant de matchs en retard, le MCO a été dépassé dans la dernière ligne droite. Les Oranais, contraints de réaliser un parcours quasi parfait pour espérer une qualification africaine, n’ont pas réussi à maintenir le rythme imposé par leurs concurrents directs.
Le CRB, plus régulier et mieux positionné, a su tirer profit de ses opportunités pour s’installer dans le haut du tableau. Malgré cette désillusion, la trajectoire du Mouloudia cette saison contraste nettement avec les exercices précédents, marqués par une lutte permanente pour le maintien. Sous l’ère de la gestion Hyproc, le club avait même frôlé la relégation à deux reprises, illustrant les difficultés structurelles et sportives rencontrées ces dernières années. Le redressement observé cette saison constitue ainsi un signe encourageant pour la suite, même en l’absence de qualification continentale. Sur le plan technique, l’impact de Cherif El Ouezzani Si Tahar apparaît déterminant dans cette évolution positive.
Arrivé en remplacement de Juan Carlos Garrido, l’ancien international algérien a su redonner une dynamique à un groupe en perte de confiance. En l’espace de quelques mois, il a réussi à repositionner le MCO dans la première moitié du classement, en s’appuyant notamment sur une solidité retrouvée à domicile et une efficacité accrue à l’extérieur. Le Mouloudia a ainsi signé plusieurs performances notables, dont trois victoires en déplacement et une série remarquable de cinq succès consécutifs au stade Miloud-Hadefi. Une dynamique qui a ravivé l’espoir d’un retour en compétitions africaines, objectif qui semblait pourtant hors de portée en début de saison.
Le travail de reconstruction engagé par le staff technique est d’ailleurs perçu comme l’un des principaux acquis de cet exercice. Désormais tourné vers la fin de saison, Cherif El Ouezzani refuse de réduire l’exercice à la seule question de la qualification africaine. Le technicien oranais privilégie une vision plus globale, axée sur la stabilité et la construction d’un effectif compétitif à moyen terme. Son ambition est de bâtir une équipe capable de s’installer durablement dans le haut du tableau et de retrouver régulièrement les compétitions continentales. Dans cette logique, le dernier match face à l’USM Alger revêt une importance particulière.
Le staff technique souhaite conclure la saison sur une note positive, avec une victoire à domicile qui permettrait au MC Oran d’enchaîner un sixième succès consécutif au stade Miloud-Hadefi sous sa direction. Un objectif symbolique, mais révélateur de la progression enregistrée par l’équipe. Si la déception liée à la non-qualification africaine est réelle, le bilan global de la saison laisse entrevoir des perspectives plus encourageantes pour le Mouloudia d’Oran, qui semble avoir retrouvé une certaine stabilité sportive après plusieurs années d’instabilité.
Abdelhamid.C



