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Aïn El Türck : les moutons importés, une alternative face à la flambée des prix locaux

À l’approche de la fête du sacrifice, Aïn El Türck connaît une effervescence sans précédent avec l’afflux de points de vente de moutons.

Répartis entre fermes et espaces autorisés, ces points de commercialisation attirent des fournisseurs des wilayas réputées pour l’élevage ovin. Cependant, cette abondance de l’offre ne semble pas se traduire par une baisse des prix, bien au contraire.
Les prix affichés pour les moutons débutent à 10 millions de centimes et peuvent atteindre des sommets de 18 à 20 millions de centimes. Ces montants, largement supérieurs à ceux de l’année précédente, posent un véritable défi pour de nombreuses familles qui voient leurs budgets grevés.
Selon les témoignages de plusieurs citoyens, l’augmentation des prix ne trouve pas de justification satisfaisante auprès des maquignons, ce qui alimente un sentiment de frustration parmi les acheteurs. «Nous faisons des aller-retour d’un point de vente à un autre, mais les prix restent inaccessibles », déclare un père de famille. « Nous espérons vraiment une baisse dans les jours à venir, car la fête du sacrifice est une tradition importante pour nous, mais cela doit rester abordable». Les maquignons, bien qu’optimistes quant à leurs ventes, sont également conscients de la tension sur le marché. Certains d’entre eux affirment avoir écoulé une bonne partie de leur marchandise, mais la majorité reste perplexe face à la demande croissante qui ne semble pas se refléter dans des prix plus raisonnables. «La qualité de nos moutons justifie en partie ces prix , soutient un maquignon, mais nous comprenons la détresse des clients ». À quelques jours de la fête du sacrifice, l’enjeu est de taille. Les familles continuent de scruter les prix, espérant que la tradition ne se traduira pas uniquement par une dépense excessive, mais plutôt par des moments de partage et de convivialité, comme cela devrait être le cas. Les jours à venir seront cruciaux pour déterminer si les attentes des consommateurs seront satisfaites ou si la tendance à la hausse des prix perdurera, laissant de nombreux citoyens sur le bord du chemin. Cela dit, il est indéniable que l’importation d’ovins par l’État algérien a offert une alternative précieuse aux citoyens, surtout face à la flambée des prix des moutons locaux. Proposés à des tarifs défiant toute concurrence, à 5 millions de centimes, ces animaux importés se révèlent être une option de choix, tant pour leur prix que pour leur qualité, qui n’a rien à envier à celle des produits locaux. Cette situation est d’autant plus favorable que les efforts déployés pour améliorer l’organisation de la vente des moutons importés ont simplifié l’accès à ces produits pour de nombreuses familles. Les procédures de vente, désormais mieux structurées, permettent une distribution plus efficace et transparente, encourageant ainsi un nombre croissant de citoyens à se tourner vers ces ovins.

Karim Bennacef

 

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