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La ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset : un projet parmi les infrastructures les plus transformatrices d’Afrique

La Banque africaine de développement (BAD) a mis en avant, jeudi à Brazzaville, le projet de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset comme l’un des projets d’infrastructure « les plus transformateurs » du continent africain.

L’institution financière panafricaine a souligné le rôle stratégique de ce corridor transsaharien dans la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Intervenant lors d’une rencontre organisée en marge des assemblées annuelles de la BAD, la vice-présidente de la Banque, Marie-Laure Akin-Olugbade, a indiqué que la participation de l’institution au financement du premier tronçon reliant Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa représente « le plus important projet de la Banque en Algérie ». Selon la responsable, cette infrastructure ferroviaire constitue un levier majeur pour renforcer l’intégration économique du continent. « Parmi nos interventions à fort impact transformateur figure le projet ferroviaire algérien, qui représente essentiellement la route transsaharienne », a-t-elle affirmé, insistant sur l’importance des infrastructures de connexion pour accélérer les échanges commerciaux africains et soutenir la concrétisation de la ZLECAf.
Le futur axe ferroviaire traversera plusieurs wilayas stratégiques, notamment Alger, Laghouat, Ghardaïa, El Meniaa, In Salah et Tamanrasset. Sa mise en service est prévue pour la fin de l’année 2028, conformément aux dernières orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a qualifié ce projet de « pari du nouveau siècle », estimant qu’il revêt une importance comparable à celle du projet minier de Gara Djebilet.
Par ailleurs, Marie-Laure Akin-Olugbade a révélé que la Banque africaine de développement ainsi que le Fonds africain de développement ont approuvé, durant l’année 2025, des financements globaux de l’ordre de 11 milliards de dollars, soit le deuxième montant le plus élevé de l’histoire de l’institution.
D’après les chiffres présentés, ces financements devraient permettre la création de près de 4,1 millions d’emplois directs et indirects à travers le continent africain.
De son côté, la vice-présidente chargée des finances et directrice financière du groupe, Hassatou N’Sele, a indiqué que la BAD a réussi à mobiliser plus de 47 milliards de dollars sur les marchés financiers entre 2021 et 2025. Elle a également précisé que le programme d’emprunt de la Banque pour l’année 2026 devrait atteindre un niveau record estimé à 12 milliards de dollars. La responsable a ajouté que les prêts approuvés par l’institution ont atteint 8,7 milliards de dollars en 2025, portant ainsi le volume global des prêts validés sur la période 2021-2025 à 32,7 milliards de dollars.
En marge des assemblées annuelles, une cérémonie de remise des « African Banker Awards » a également été organisée. Le prix de « Banque de l’année » a été décerné au groupe bancaire africain Ecobank.

Noreddine Oumessaoud

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