
La Russie exige le retrait des forces sionistes du territoire libanais
La Russie a condamné les «actions agressives» de l’entité sioniste au Liban, exigeant «le retrait immédiat» de ses forces du territoire libanais, «sans quoi il est impossible de parvenir à un véritable cessez-le-feu».
Le délégué de la Fédération de Russie auprès des Nations unies, Vassily A. Nebenzia, a constaté lundi lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, que le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril s’est révélé être «un écran de fumée dissimulant une agression rampante contre le Liban». «Il devient évident que le scénario du nettoyage de la bande de Ghaza se reproduit pratiquement à l’identique au Liban», a-t-il dénoncé.
Alors que des négociations entre les deux parties au conflit devaient reprendre lundi, les Sionistes «ont continué à étendre méthodiquement la zone d’occupation», a-t-il ajouté, observant que, 26 ans après le retrait des troupes sionistes du Liban, celles-ci occupent à nouveau la forteresse de Beaufort. Condamnant ces «actions agressives», le représentant russe a exigé le retrait immédiat des forces sionistes du territoire libanais, «sans quoi il est impossible de parvenir à un véritable cessez-le-feu».
La seule issue possible réside dans le retour des parties au respect strict des obligations découlant de la résolution 1701 (2006) du Conseil, a-t-il affirmé, non sans rappeler que la détérioration de la situation au Liban est «une conséquence directe» du conflit au Moyen-Orient.
Après avoir salué les efforts de médiation, notamment ceux du Pakistan, le représentant russe a jugé nécessaire, compte tenu de la fin prévue du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) à la fin de l’année, de maintenir une présence significative de l’ONU le long de la «Ligne bleue».



