La guerre des mots et des bombes
Si ce n’était la tragédie du moment, on aurait parlé de situation burlesque qui touche la région du Moyen-Orient et la guerre en Iran. C’est, il faut le reconnaître, c ‘est fort de café ce qui se passe dans cette région du monde. Les dernières déclarations du président étasunien, Donald Trump, qui semble bien décidé “ à reprendre le contrôle “ du détroit d’Ormuz sont à tout le moins déconcertantes, pour ne pas dire autre chose.
Ainsi dans sa logique, une fois le détroit sous contrôle américain, les USA vont dicter la marche à suivre. En effet, Donald Trump a annoncé ce lundi, le rétablissement du blocus naval des ports iraniens et l’instauration d’une taxe de 20 % sur « la valeur de toutes les cargaisons transportées » sur le fret maritime passant par le détroit, justifiant cela par le fait de « couvrir l’ensemble des coûts nécessaires à l’accomplissement de la mission visant à assurer la sûreté et la sécurité de cette région du monde. Nous voulons être remboursés, car nous avons exposé nos troupes au danger”, à martelé le locataire de la Maison Blanche.
Donc tous les navires qui veulent emprunter ce passage devront payer. C’est-à-dire qu’en définitive, c’est juste le caissier qui change. Si on ne paye pas les Iraniens, on paye les Américains. C’est là, une fois de plus , la preuve que le droit international est bien mort et enterré. Au plus fort et au plus menaçant du moment, d’imposer sa logique au reste du monde.
Mais si on revient à la réalité des choses, le détroit d’Ormuz est devenu ce qu’il est devenu aujourd’hui, à cause de cette attaque déclenchée par les sionistes et les Américains le 28 février dernier. Avant cette date, tout fonctionnait normalement et aucun navire ne payait quoi que ce soit. La liberté de navigation était garantie et acceptée par tout le monde, et Ormuz était un passage maritime comme les autres. Et c’est la guerre précipitée et sans stratégie qui a généré cette situation de blocage, que les Américains veulent débloquer aujourd’hui une autre guerre.
Un cercle vicieux et dangereux qui n’augure rien de bon, d’autant plus que le président américain à clairement indiqué que “ le cessez-le-feu était terminé “ et a envoyé une lettre au Congrès, mardi, pour l”informer que le pays est en guerre.
Les Iraniens de leur côté, tout en accusant Washington d’avoir failli à ses engagements, déclarent leur intention de ne rien céder sur le terrain et d’empêcher les Américains de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz. La guerre continue donc et s’annonce encore plus destructrice pour tous les pays de la région.
Par Abdelmadjid Blidi