
Jeunesse : Hidaoui annonce une réforme globale du secteur fondée sur la gouvernance et la transformation numérique
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, a affirmé que son département ministériel est engagé dans une réforme profonde et globale visant à moderniser le secteur de la jeunesse en Algérie.
Cette transformation repose sur une nouvelle approche privilégiant la gouvernance, la numérisation et le développement des ressources humaines, en remplacement d’une logique centrée essentiellement sur l’organisation d’activités ponctuelles.
S’exprimant à Alger en marge de la clôture de la Conférence nationale des directeurs de la Jeunesse et des Sports ainsi que des directeurs des Offices des établissements de jeunes (ODEJ), organisée sous le thème « Une gouvernance moderne, un accompagnement efficace et des jeunes actifs dans le développement durable », le ministre a souligné la nécessité d’opérer un changement de paradigme dans la gestion du secteur. Selon lui, l’objectif principal de cette réforme est de renforcer la protection et l’encadrement des jeunes tout en les prémunissant contre les différents fléaux sociaux, à travers la mise en place d’un système institutionnel durable et performant.
La conférence a également constitué un espace d’échange et de concertation entre les responsables du secteur. Les participants ont examiné plusieurs préoccupations et propositions émanant des directeurs de la Jeunesse et des Sports et des responsables des ODEJ, dans le cadre d’une démarche participative visant à harmoniser les visions et à améliorer les performances des établissements de jeunesse à travers le pays. Dans le volet consacré à la formation, Mustapha Hidaoui a annoncé que l’Institut national de formation supérieure des cadres de la jeunesse et des sports (INFSCJS) figurera désormais parmi les choix proposés aux nouveaux bacheliers. Il a également indiqué que les efforts se poursuivent pour transformer les instituts existants en écoles nationales supérieures et développer de nouvelles spécialités adaptées aux exigences de gestion moderne des établissements de jeunesse et aux mutations numériques en cours.
Le ministre a par ailleurs mis en avant les avancées réalisées en matière de transformation numérique. Le secteur dispose actuellement de vingt plateformes numériques totalisant plus de 210 000 adhérents. Cette orientation, a-t-il expliqué, permettra de s’appuyer sur des données fiables et actualisées afin d’améliorer la gestion, le suivi et l’évaluation des programmes mis en œuvre. Dans ce contexte, le secteur de la jeunesse œuvre selon un plan national structuré reposant sur des indicateurs de performance, des tableaux de bord et des mécanismes d’évaluation périodique couvrant l’ensemble des niveaux de gestion. L’objectif est d’assurer un suivi continu des politiques publiques et d’en renforcer l’efficacité.
Abordant la question de l’investissement, le ministre a souligné la poursuite du programme national de développement des infrastructures dédiées à la jeunesse. Il a précisé que l’investissement constitue désormais un indicateur essentiel dans l’évaluation des performances des responsables du secteur. À ce titre, un programme ambitieux prévoit la réalisation de 300 nouveaux établissements de jeunesse afin d’élargir la couverture territoriale des services et de les rapprocher davantage des jeunes, notamment dans les régions éloignées et enclavées. Organisée sur deux jours, la conférence a été marquée par la tenue de six ateliers thématiques consacrés notamment à l’investissement et à la modernisation des établissements de jeunesse, à la transformation numérique et à la planification stratégique, ainsi qu’à la réforme du système de formation et à la modernisation de l’encadrement. Ces travaux ont permis de dégager plusieurs recommandations destinées à accompagner la nouvelle dynamique de réforme engagée par le secteur.
Noreddine Oumessaoud



