Région

La Cour d’Alger organise une journée d’étude sur le Code de la route

La Cour d’Alger a organisé, lundi à Alger, une journée d’étude sur «le Code de la route : entre exigences de la sécurité routière et répression pénale».

Dans son allocution à l’occasion, le président de la Cour d’Alger, Mohamed Bouderbala, a souligné que cette journée d’étude vise «à unifier les pratiques relatives à ce code entre les différents acteurs dans le domaine de la sécurité routière», précisant que la loi 26-09 portant Code de la route «ne se limite pas à la révision de certaines dispositions relatives aux infractions et sanctions, mais vient concrétiser une nouvelle approche législative qui, au-delà de la dissuasion des accidents, renforce les mécanismes de prévention».
Il a ajouté que cette loi «instaure un nouvelle étape de la politique législative privilégiant l’approche préventive avec une redistribution des responsabilités et l’élargissement du cercle du devoir», soulignant que la sécurité routière n’est plus perçue comme une simple question de régulation du trafic routier, mais constitue l’un des principaux axes de la politique publique».
Le procureur général près la Cour d’Alger, Mohamed Kamel Ben Boudiaf a rappelé que le rôle du parquet dans le cadre de cette loi «dépasse la dissuasion à l’action préventive, à travers un suivi constant des indicateurs du crime routier, en coordination constante avec les services de la police judiciaire et les différents secteurs concernés par la sécurité routière».
Le but de cette nouvelle loi est de réduire «le crime routier», a-t-il ajouté, notant que «la réussite de la politique pénale se mesure à sa capacité de prévention et de réduction des crimes et non pas uniquement aux poursuites judiciaires». Soulignant l’importance d’accélérer l’émission des textes réglementaires pour l’activation de la loi 26-09 et élaboration d’un guide national unifié régissant les règles pénales entres différentes parties, les participants ont préconisé de «renforcer la formation continue des magistrats et membres du parquet général, ainsi que les officiers de la police judiciaire avec l’intensification des programmes de sensibilisation.

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