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Approximation et absence de stratégie

Approximation et absence de stratégie

Il y a un mois de cela, le président américain avait changé de stratégie en optant pour des sanctions économiques et financières contre l’Iran, se disant convaincu que c’est la meilleure voie pour asphyxier le pays. Il claironnait haut et fort que les frappes, les bombes et les bombardements c’était fini, déclarant même que sa nouvelle stratégie était meilleure, et qu’elle est est en train de donner de bien meilleurs résultats.
Et puis patatras! Revoilà les bombardements qui recommencent, et cette fois avec un enchaînement des plus intenses ce qui met fin à la guerre économique et signe la reprise de la guerre tout court. Car la riposte de l’Iran ne s’est pas faite attendre et des missiles et des drones ont été lancés en direction des bases américaines en Jordanie et aux Emirats Arabes Unis.
Du classique diront certains, mais c’est surtout une nouvelle recrudescence qui maintient la région du Moyen-Orient sous haute tension. Une région dont les pays ne savent plus comment et dans quelles conditions ils sortiront de ce conflit, qui semble s’installer dans le temps et peser sur leur économie et même leur stabilité.
Les frappes américaines ont ciblé deux lanceurs iraniens de roquettes sur l’île de Larak», qui est située dans le très convoité détroit d’Ormuz, et auraient fait deux morts. Il y aura une réponse» et «nous allons les frapper fort», a averti le président américain, selon les médias américains.
Mais ce «frapper plus fort» à un prix et surtout ne fait pas l’unanimité au sein des hauts gradés de l’armée américaine. En effet, et selon certaines indiscrétions et fuites dans les mêmes médias, plusieurs chefs militaires du Pentagone ont averti le secrétaire d’Etat à la Défense, Pete Hegseth , sur la situation en Iran. Pour eux, maintenir des opérations à grande échelle contre l’Iran serait «insoutenable» pour les États-Unis, car continuer la guerre avec cette grande intensité risque de réduire la capacité des États-Unis à faire face aux menaces venues d’ailleurs.
Mais il n’est pas sûr que Donald Trump, qui est aussi le chef suprême des armées, va prendre en considération les avertissements de ses hauts gradés, car le président américain est obsédé par le seul objectif qui lui reste à présenter comme trophée de guerre à savoir la réouverture du détroit d’Ormuz. Et même si sur son réseau social Truth Social, il a encore balancé ce lundi que «L’Iran est officiellement une nation en faillite. IL EST MORT !», il n’en demeure pas moins que sur le terrain les choses sont bien différentes, et le régime iranien semble tenir et est loin d’avoir abdiqué.
— Par Abdelmadjid Blidi

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