EDITO

Le poids du citoyen

Alors qu’elle est à son cinquième jour, la campagne électorale pour les locales du 27 novembre prochain, connaît un début timide et souffre d’un manque certain de visibilité. Les candidats peinent toujours à capter l’attention et l’intérêt du citoyen qui semble, lui, préoccupé par les tracas du quotidien et cette cherté de la vie qui lui demande de multiples gymnastique pour assurer la pitance à ses enfants.
Les élections paraissent encore bien loin pour lui, que ce soit dans le temps qui nous sépare du 27, ou dans leur intérêt pour le moment. Mais ce n’est pas là un fait nouveau, puisque toutes les élections ont eu ce même parcours qui veut que les débuts des campagnes électorales connaissent cette timidité et ce désintéressement des citoyens. Un fait donc normal, mais qui cette fois, connaît cette particularité de voir la campagne menée contre notre pays par nos ennemis de l’ouest et leur allié sioniste accaparer l’attention de nos concitoyens qui suivent de très prés ces provocations qui ont connu leur summum avec le lâche assassinats dont ont été victimes trois civils algériens. Un développement dangereux qui capte l’intérêt de toute la nation algérienne qui suit de très près ces bouleversements à nos frontières Ouest.
Mais ceci peut aussi être un vrai leitmotiv pour la marche en avant engagée par notre pays pour édifier des institutions pérennes qui sortent du choix du peuple à travers les urnes. C’est là une problématique qui devrait être au cœur de la campagne électorale menée par les candidats à ces élections locales.
Elle se doit d’aller de paire avec le quotidien des citoyens et leurs attentes quant à des assemblées locales plus soucieuses de leurs préoccupations au quotidien, que ce soit dans l’efficience des règlements administratifs ou la bonne marche de l’environnement entre hygiène et cadre de vie des familles algériennes.
Le chemin vers le 27 novembre est certes encore loin, et la campagne ne manquera pas de connaître une accélération certaine, notamment les deniers jours, où comme cela s’est vérifié par le passé, les citoyens sont plus enclins à savoir qui mérite d’avoir le privilège d’être aux commandes de leurs mairies.
Maintenant que l’argent sale et les mauvaises influences ne font plus partie du jeu électoral, les citoyens saisissent le poids qui est le leur dans ces joutes électorales plus propres et plus transparentes que par le passé.

Par Abdelmadjid Blidi

 

 

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