Élections locales : la bataille des listes commence
Le scrutin, fixé au samedi 28 novembre 2026, intervient après les législatives de juillet et dans le contexte d’un nouveau découpage territorial. À Oran, le Front de libération nationale (FLN) a déjà remis son appareil local en mouvement. Des réunions avec les responsables de proximité sont consacrées à la relance de l’activité militante, à l’évaluation de l’implantation dans les communes et à la préparation de la prochaine bataille électorale.
Le changement intervenu à la tête de la Mouhafadha, avec la désignation de Badreddine Dinar en remplacement de Cheikh Bouchikhi, ajoute une dimension politique à cette réorganisation. Il devra notamment repositionner le parti après les législatives de juillet. Le Front El Moustakbal, de son côté, consolide ses structures dans plusieurs secteurs d’Oran. À Oran-Est, ses responsables ont réuni les coordinateurs communaux afin de dresser le bilan de l’implantation locale et de préparer les prochaines échéances. La formation mise sur des candidats expérimentés et sur le renouvellement des équipes, alors que la compétition pour les assemblées locales s’annonce disputée. D’autres formations ont également ouvert le chantier des candidatures. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) et Sawt Echaab ont engagé la collecte de dossiers de prétendants aux mandats communaux et de wilaya. La sélection vise cadres, militants, élus sortants et compétences locales. Le calendrier électoral impose désormais une accélération générale. La révision exceptionnelle des listes électorales, ouverte le 6 septembre, se poursuit jusqu’au 17 septembre. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), présidée par Saad Arous, a de son côté avancé dans la mise en place de son dispositif territorial, avec la validation des coordinateurs communaux chargés de contribuer à l’organisation du scrutin. Cette échéance présente un enjeu particulier pour Oran. La wilaya figure parmi les circonscriptions appelées à disposer du plus grand nombre de sièges communaux. Le renouvellement des APC et de l’APW pèsera sur la gestion des services publics, les projets d’aménagement, les programmes de développement et la relation quotidienne entre élus et citoyens. La bataille devrait donc se jouer autant sur les étiquettes que sur la capacité des partis à constituer des listes crédibles, équilibrées et implantées.
Les règles électorales imposent notamment une représentation féminine minimale, une place importante aux candidats de moins de 40 ans et une proportion de profils universitaires. Ces exigences poussent les formations à rechercher de nouveaux visages tout en préservant leurs relais traditionnels. À Oran, la prochaine étape sera celle des arbitrages. Les partis devront départager les candidatures, hiérarchiser les profils et transformer leur présence militante en offres électorales capables de convaincre. Après les législatives de juillet, les locales constituent un test pour les forces politiques de la wilaya. Leur résultat permettra de mesurer l’ancrage réel des appareils, la capacité de mobilisation des candidats et le rapport de forces dans les institutions locales.
Mohamed Aissaoui



