EDITO
Faire parler les pierres
Faire parler les pierres
Le destin de notre patrimoine ne peut plus être confié au seul hasard des fouilles improvisées ou à l’éparpillement des projets sans vision. La décision du président de la République d’engager une « révolution scientifique » dans le domaine archéologique, par la création d’une Agence nationale d’archéologie, sonne comme une volonté d’assumer pleinement la profondeur de notre histoire. Il est question d’accorder à l’archéologie l’importance et les moyens d’être le levier du rayonnement civilisationnel de l’Algérie plusieurs fois millénaire.
Pour ce faire, il faut des moyens, mais aussi des cadres clairs, des processus transparents et une gouvernance qui permette à la recherche de dialoguer avec les communautés locales, les universités et les partenaires internationaux. Cette Agence ouvre une arène responsable où la rigueur scientifique peut s’imposer face aux pressions politiques ou économiques. L’inconvénient en l’absence d’un cadre clair, serait de transformer l’archéologie en simple discipline scientifique déconnecté du vécu ancestrale de la communauté nationale. Et c’est justement la détermination exprimé par le chef de l’Etat qui donne toute sa dimension à l’Agence nationale d’archéologie. De fait, l’approche éthique qu’entend suivre le projet lie les fouilles à l’aménagement du territoire et à la restitution patrimoniale des communautés ayant conservé ces traces.
Au-delà des considérations techniques, l’heure est à une vision audacieuse. Il y a lieu en effet de faire de l’agence une expérience citoyenne ancrée dans une dimension historique, où les habitants des régions concernées se sentent propriétaires de leur mémoire et acteurs de son dévoilement. La nation ne se construit pas uniquement sur des institutions présentes. Elle se forge aussi dans les histoires que nous choisissons de mettre en lumière. En ce sens, la révolution annoncée n’est pas qu’une réforme administrative, c’est une invitation à regarder l’histoire avec curiosité, rigueur et fierté.
De plus, il y a aussi dans la démarche présidentielle une invitation à une collaboration internationale, tout en préservant notre souveraineté intellectuelle. Les échanges de savoirs, les partenariats de recherche, les formations croisées garantissent des avancées dans la connaissance du passé, d’autant que l’archéologie nationale est intimement liée à la Méditerranée occidental. Faire parler les pierres en Algérie, c’est mieux appréhender le rôle majeur joué par les Algériens dans l’épopée de cette région de la planète, connue pour avoir été le berceau de nombreuses civilisations. Si l’Agence nationale d’archéologie parvient à conjuguer autonomie budgétaire, excellence scientifique et responsabilité citoyenne, elle ne se contentera pas de décrire le passé, elle écrira une page vivante de notre présent et de notre avenir.
Pour ce faire, il faut des moyens, mais aussi des cadres clairs, des processus transparents et une gouvernance qui permette à la recherche de dialoguer avec les communautés locales, les universités et les partenaires internationaux. Cette Agence ouvre une arène responsable où la rigueur scientifique peut s’imposer face aux pressions politiques ou économiques. L’inconvénient en l’absence d’un cadre clair, serait de transformer l’archéologie en simple discipline scientifique déconnecté du vécu ancestrale de la communauté nationale. Et c’est justement la détermination exprimé par le chef de l’Etat qui donne toute sa dimension à l’Agence nationale d’archéologie. De fait, l’approche éthique qu’entend suivre le projet lie les fouilles à l’aménagement du territoire et à la restitution patrimoniale des communautés ayant conservé ces traces.
Au-delà des considérations techniques, l’heure est à une vision audacieuse. Il y a lieu en effet de faire de l’agence une expérience citoyenne ancrée dans une dimension historique, où les habitants des régions concernées se sentent propriétaires de leur mémoire et acteurs de son dévoilement. La nation ne se construit pas uniquement sur des institutions présentes. Elle se forge aussi dans les histoires que nous choisissons de mettre en lumière. En ce sens, la révolution annoncée n’est pas qu’une réforme administrative, c’est une invitation à regarder l’histoire avec curiosité, rigueur et fierté.
De plus, il y a aussi dans la démarche présidentielle une invitation à une collaboration internationale, tout en préservant notre souveraineté intellectuelle. Les échanges de savoirs, les partenariats de recherche, les formations croisées garantissent des avancées dans la connaissance du passé, d’autant que l’archéologie nationale est intimement liée à la Méditerranée occidental. Faire parler les pierres en Algérie, c’est mieux appréhender le rôle majeur joué par les Algériens dans l’épopée de cette région de la planète, connue pour avoir été le berceau de nombreuses civilisations. Si l’Agence nationale d’archéologie parvient à conjuguer autonomie budgétaire, excellence scientifique et responsabilité citoyenne, elle ne se contentera pas de décrire le passé, elle écrira une page vivante de notre présent et de notre avenir.
— Par Nabil.G