Oran Aujourd'hui
Réhabilitation des zones industrielles historiques
Réhabilitation des zones industrielles historiques
Les zones industrielles d’Es-Sénia et d’Arzew constituent depuis plusieurs décennies le cœur économique de la wilaya d’Oran. Elles ont accompagné les grandes ambitions industrielles du pays, favorisé la création de milliers d’emplois et contribué au rayonnement économique de toute la région de l’Ouest. Aujourd’hui encore, elles demeurent des espaces stratégiques. Pourtant, leur réhabilitation illustre parfaitement cette réalité oranaise où les bonnes intentions se heurtent souvent à la lenteur des procédures, aux contraintes administratives et à l’accumulation de dysfonctionnements hérités du passé.
Il faut reconnaître que les autorités locales ont engagé ces derniers mois une vaste démarche visant à rétablir l’ordre urbain sous toutes ses formes. L’assainissement du foncier industriel, la récupération de terrains inexploités, la lutte contre les occupations illicites, la modernisation des réseaux et la remise en conformité de nombreuses infrastructures témoignent d’une volonté réelle de redonner aux espaces économiques leur vocation première. Cette dynamique s’inscrit dans une politique plus large de réorganisation urbaine qui touche également les quartiers, les espaces publics et les équipements collectifs. Mais lorsqu’il s’agit des zones industrielles historiques, le chantier apparaît autrement plus complexe.
Les projets de réhabilitation et de modernisation se succèdent depuis de nombreuses années sans toujours produire les effets attendus. Les études sont réactualisées, les diagnostics se multiplient, les programmes sont relancés, mais leur concrétisation demeure souvent progressive, parfois incomplète.
À Es-Sénia, la vétusté de nombreux réseaux, la dégradation de certaines voiries, l’insuffisance de l’éclairage public, les problèmes d’assainissement et les difficultés de circulation continuent d’affecter l’environnement des entreprises. Certaines parcelles demeurent sous-exploitées tandis que d’autres souffrent encore d’une situation foncière complexe qui freine les investissements. Les opérateurs économiques réclament depuis longtemps un cadre plus fonctionnel et davantage adapté aux exigences de la compétitivité. La situation d’Arzew présente, elle aussi, ses propres défis. Véritable capitale énergétique du pays, cette immense plateforme industrielle concentre des installations stratégiques qui ont connu plusieurs opérations de modernisation au fil des années. Cependant, les infrastructures périphériques n’ont pas toujours évolué au même rythme.
Les dessertes routières, les réseaux techniques, certains équipements de soutien et les services destinés aux entreprises nécessitent encore des adaptations afin d’accompagner les mutations industrielles actuelles.
Les contraintes sont nombreuses. Elles tiennent autant au vieillissement des infrastructures qu’à la multiplicité des intervenants, aux procédures administratives parfois longues, aux difficultés de coordination entre les différents gestionnaires et à la mobilisation des financements nécessaires. À cela s’ajoute la nécessité de maintenir l’activité économique durant les travaux, exercice toujours délicat dans des zones qui demeurent essentielles au fonctionnement de l’économie nationale. L’enjeu dépasse largement la simple rénovation des chaussées ou des réseaux. Il s’agit de redonner à ces espaces industriels une véritable attractivité. Une zone industrielle moderne ne se limite plus à accueillir des usines. Elle doit offrir des services performants, des infrastructures numériques fiables, une gestion environnementale exemplaire, une circulation fluide et un cadre de travail valorisant.
Les efforts actuellement engagés méritent d’être salués, car ils traduisent une volonté de rompre avec des années d’immobilisme. Mais la réussite dépendra surtout de la capacité à inscrire ces opérations dans la continuité, sans retards excessifs ni changements de cap. Les zones industrielles d’Es-Sénia et d’Arzew ne peuvent plus se contenter de réhabilitations partielles. Elles ont besoin d’une véritable renaissance, à la hauteur du rôle stratégique qu’elles continuent de jouer dans le développement économique d’Oran et de tout le pays.
Il faut reconnaître que les autorités locales ont engagé ces derniers mois une vaste démarche visant à rétablir l’ordre urbain sous toutes ses formes. L’assainissement du foncier industriel, la récupération de terrains inexploités, la lutte contre les occupations illicites, la modernisation des réseaux et la remise en conformité de nombreuses infrastructures témoignent d’une volonté réelle de redonner aux espaces économiques leur vocation première. Cette dynamique s’inscrit dans une politique plus large de réorganisation urbaine qui touche également les quartiers, les espaces publics et les équipements collectifs. Mais lorsqu’il s’agit des zones industrielles historiques, le chantier apparaît autrement plus complexe.
Les projets de réhabilitation et de modernisation se succèdent depuis de nombreuses années sans toujours produire les effets attendus. Les études sont réactualisées, les diagnostics se multiplient, les programmes sont relancés, mais leur concrétisation demeure souvent progressive, parfois incomplète.
À Es-Sénia, la vétusté de nombreux réseaux, la dégradation de certaines voiries, l’insuffisance de l’éclairage public, les problèmes d’assainissement et les difficultés de circulation continuent d’affecter l’environnement des entreprises. Certaines parcelles demeurent sous-exploitées tandis que d’autres souffrent encore d’une situation foncière complexe qui freine les investissements. Les opérateurs économiques réclament depuis longtemps un cadre plus fonctionnel et davantage adapté aux exigences de la compétitivité. La situation d’Arzew présente, elle aussi, ses propres défis. Véritable capitale énergétique du pays, cette immense plateforme industrielle concentre des installations stratégiques qui ont connu plusieurs opérations de modernisation au fil des années. Cependant, les infrastructures périphériques n’ont pas toujours évolué au même rythme.
Les dessertes routières, les réseaux techniques, certains équipements de soutien et les services destinés aux entreprises nécessitent encore des adaptations afin d’accompagner les mutations industrielles actuelles.
Les contraintes sont nombreuses. Elles tiennent autant au vieillissement des infrastructures qu’à la multiplicité des intervenants, aux procédures administratives parfois longues, aux difficultés de coordination entre les différents gestionnaires et à la mobilisation des financements nécessaires. À cela s’ajoute la nécessité de maintenir l’activité économique durant les travaux, exercice toujours délicat dans des zones qui demeurent essentielles au fonctionnement de l’économie nationale. L’enjeu dépasse largement la simple rénovation des chaussées ou des réseaux. Il s’agit de redonner à ces espaces industriels une véritable attractivité. Une zone industrielle moderne ne se limite plus à accueillir des usines. Elle doit offrir des services performants, des infrastructures numériques fiables, une gestion environnementale exemplaire, une circulation fluide et un cadre de travail valorisant.
Les efforts actuellement engagés méritent d’être salués, car ils traduisent une volonté de rompre avec des années d’immobilisme. Mais la réussite dépendra surtout de la capacité à inscrire ces opérations dans la continuité, sans retards excessifs ni changements de cap. Les zones industrielles d’Es-Sénia et d’Arzew ne peuvent plus se contenter de réhabilitations partielles. Elles ont besoin d’une véritable renaissance, à la hauteur du rôle stratégique qu’elles continuent de jouer dans le développement économique d’Oran et de tout le pays.
— Par S.Benali