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Le Premier ministre nigérien à l’Onu : «Le Niger est debout grâce au soutien de l’Algérie»

L’Algérie a contribué au renforcement des infrastructures énergétiques au Niger, à travers la réalisation d’une centrale électrique d’une capacité de 40 mégawatts dans la capitale Niamey, ainsi que par une coopération dans le domaine de l’exploitation des ressources pétrolières.

Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a déclaré que son pays a surmonté les défis variés grâce aux sacrifices du peuple, à la solidarité entre les États du Sahel et à l’accompagnement de l’Algérie. Dans son allocution, prononcée dans le cadre du débat général de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Ali Mahaman Lamine Zeine a particulièrement salué la solidarité de l’Algérie envers son pays, en affirmant que « le Niger est debout parce que la République algérienne démocratique et populaire, pays frère et voisin, a choisi de l’accompagner par un investissement substantiel dans l’exploitation de ses ressources naturelles et par un soutien constant à son système de défense ».

Les relations entre l’Algérie et le Niger reposent sur une « coopération dynamique » dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’énergie, de l’hydraulique et de l’agriculture, a-t-il ajouté. Cette coopération entre les deux pays dépasse le cadre bilatéral pour inclure des projets structurants à dimension régionale comme le projet de gazoduc transfrontalier entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie et la route transsaharienne, a poursuivi le Premier ministre du Niger. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de relations historiques fondées sur la fraternité, la solidarité et la coopération entre l’Algérie et le Niger, notamment dans les domaines stratégiques liés au développement, à la stabilité et à l’intégration régionale.

Dans ce sillage, l’Algérie a contribué au renforcement des infrastructures énergétiques au Niger, à travers la réalisation d’une centrale électrique d’une capacité de 40 mégawatts dans la capitale Niamey, ainsi que par une coopération dans le domaine de l’exploitation des ressources pétrolières, en particulier à travers le projet de Kafra, dans le nord du pays, où l’Algérie et le Niger ont lancé, en août dernier, les travaux de forage du puits d’exploration « Kafra Sud-Est 1 ».

Par ailleurs, Ali Mahaman Lamine Zeine, a accusé la France de conduire une « entreprise perfide » de déstabilisation dans la région du Sahel, affirmant que cette tentative est «désormais très documentée ». Dans son discours vendredi devant la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, il a déclaré que ce que certains appellent le terrorisme dans la région est une « ingénierie cynique de recolonisation », habillée des « oripeaux de l’extrémisme », précisant que la motivation réelle réside dans la « convoitise » d’importantes ressources présentes dans les sous-sols. Il a cité « l’uranium du Niger, l’or du Mali et du Burkina, le lithium, le gaz, le pétrole » et d’autres richesses qui continuent, selon lui, de faire « saliver les anciennes puissances coloniales », affirmant que certains cherchent à convaincre les peuples de la région qu’ils sont incapables de gouverner, de produire, de penser et de se défendre et qu’ils ne disposent « ni de science, ni d’intelligence, ni de souveraineté » pour construire quelque chose de précieux pour eux-mêmes, afin de les amener à accepter « la tutelle de la France de Macron et de ses alliés ».

Le Premier ministre du Niger a également accusé la France d’agir « bien souvent par l’entremise de ses proxys locaux, de réseaux et de complicités », affirmant que « notre Sahel est déterminé à défendre sa liberté, ses ressources et sa dignité, quel qu’en soit le prix ». Le gouvernement nigérien avait mis en cause, début septembre, la France dans une tentative de déstabilisation du pays, qui a été orchestrée dans la nuit du 28 au 29 août, affirmant avoir constitué une « documentation conséquente » sur cette « agression » et se réservant le droit d’intenter des actions devant la justice internationale.

Nadera Belkacemi

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