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Un levier pragmatique de développement

Un levier pragmatique de développement

L’initiative visant à fédérer les compétences scientifiques algériennes disséminées à travers le monde est un acte proprement stratégique. En invitant les chercheurs, ingénieurs et experts expatriés à participer au développement du pays, le président de la République met en avant la connaissance comme l’arme principale pour le développement du pays. Cette perspective suppose la création d’un vivier vivant, capable d’alimenter les priorités nationales par des collaborations soutenues et une circulation fluide des savoirs. Car, en définitif, les scientifiques réunis, ce dimanche par le chef de l’Etat ne seront pas seuls dans la mission de donner au pays une perspective technologique de haut niveau. Un kyrielle de jeunes universitaires à l’intérieur du pays seront les bâtisseurs de demain. Le propos n’est pas de donner les clés du développement aux cerveaux expatriés, mais de les faire participer à une œuvre historique qui prend forme à l’intérieur du pays par des génies nationaux en devenir. Les scientifiques qui ont entouré le Président Tebboune étaient les génies en devenir de l’Algérie des années 70 et 80. C’est dire que l’effort est authentiquement algérien et qu’algérien.
Et ce qui se passe en Algérie n’est pas anecdotique. Et pour cause, le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger entend réaliser des rapports d’activité périodiques destinés à clarifier les actions sur une période de douze mois. Cette démarche promeut une transparence nécessaire et permet à tous les partenaires potentiels d’évaluer les priorités. Autrement dit, il s’agit de sortir la science des boîtes d’archives et des meetings isolés pour la rendre opérationnelle, immédiatement accessible et apte à produire des résultats mesurables. C’est cela qu’attend l’Algérie de ses enfants.
Le bénéfice escompté tient au fait que les ressources intellectuelles ne se dispersent plus. On retiendra à ce propos que le dispositif imaginé par les chercheurs s’inscrit dans une logique de coopération et de dialogue régulier avec les partenaires du monde académique, industriel et technologique. Cette orientation est centrale si l’objectif est de faire converger qualité, efficacité et innovation autour d’un cadre consolidé.
L’enjeu consiste à transformer la réputation d’un réseau d’experts en un levier pragmatique de développement. Cela suppose une gouvernance ouverte, une coordination efficace et une culture de résultats qui peut tenir ses promesses sans chercher le raccourci facile. Le véritable test sera dans la capacité à traduire l’intelligence collective en actions concrètes, mesurables et durables, au service d’une nation qui ne cesse de rappeler son potentiel et ses ambitions. En cela, on peut faire confiance à ces illustres algériens qui ont répondu présents à l’appel du pays. L’Algérie est-elle sauvée ? On serait enclin à réponde « oui » à cette question.
— Par Nabil.G

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